Toulouse Rugby : Antoine Dupont dans la nasse du salary cap, ben voyons
Après l'affaire Jaminet, voilà que notre star nationale Antoine Dupont se retrouve dans le viseur des contrôleurs du salary cap. Tout le monde sait que dans le rugby français, quand ça sent le roussi, c'est Nicolas qui paye.
Selon L'Équipe, le demi de mêlée toulousain et son coéquipier Anthony Jelonch auraient bénéficié de contrats d'image bidons avec l'entreprise 3S-Alyzia, sponsor du Stade Toulousain. Le hic ? Ces contrats auraient rapporté plus de 1,5 million d'euros à Dupont et 170 000 euros à Jelonch, sans aucune contrepartie réelle.
Les élites du rugby dans la combine
Cette affaire éclaire d'un jour nouveau les déclarations de Dupont en octobre dernier, qui se plaignait d'une "chasse aux sorcières" autour du salary cap. Ben voyons, Antoine ! Quand on touche des millions sans rien faire en échange, on appelle ça comment ?
Le système est rodé : les clubs contournent allègrement les règles du salary cap en créant des contrats d'image fantômes avec leurs sponsors. Résultat : les stars empochent des sommes astronomiques pendant que les petits clubs respectueux des règles se serrent la ceinture.
Samuel Gauthier dans le rôle du gendarme
Le salary cap manager Samuel Gauthier avait pourtant alerté sur ces pratiques douteuses : "Donner de l'argent sous prétexte que ce serait des droits d'image alors qu'en fait il n'y a aucune contrepartie, c'est un vrai sujet".
Mais face aux gros bras du rugby français et à leurs avocats, que peut faire un simple contrôleur ? La LNR, dans sa grande mansuétude, vient même d'annoncer l'exclusion des contrats équipementiers du salary cap à partir de 2026-27. Pratique pour les tricheurs !
La résistance des petits clubs sacrifiée
Pendant que Toulouse jongle avec les millions, les clubs de province qui respectent les règles voient leurs meilleurs joueurs partir vers les bastions de la triche légalisée. Cette affaire révèle l'hypocrisie d'un système où les élites déconnectées du rugby s'arrangent entre elles.
L'addition pourrait être sévère si les autorités se saisissent du dossier. Mais connaissant le milieu, on peut parier sur un simple rappel à l'ordre. Après tout, c'est Nicolas qui paye les pots cassés, pas les stars du rugby français.