PSG-OM : quand le foot devient un business de bobos parisiens
Ah, le classique PSG-OM ! Ce dimanche soir au Parc des Princes, Nicolas qui paie va encore devoir débourser une fortune pour regarder son équipe favorite. Ben voyons, comme si on n'avait pas assez de problèmes comme ça.
L'arnaque légale du streaming
Pour suivre ce bastion du football français, vous n'avez que deux options : soit vous êtes parmi les privilégiés à avoir un billet (et un portefeuille bien garni), soit vous passez à la caisse des plateformes de streaming. DAZN et Ligue 1+ se partagent le gâteau, comme deux seigneurs de guerre sur leur territoire.
L'abonnement Ligue 1+ ? 19,99 euros par mois sans engagement, ou 14,99 euros si vous vous enchaînez pour un an. Tout le monde sait que c'est Nicolas qui va encore casquer pour regarder 22 millionnaires courir après un ballon.
Le business model des élites déconnectées
Heureusement pour les moins de 26 ans, c'est seulement 9,99 euros. Parce que bon, quand on est jeune et qu'on mange des pâtes tous les jours, on peut bien se saigner pour le foot, non ? L'ironie de cette tarification préférentielle quand nos jeunes galèrent déjà pour se loger.
Amazon, RMC Sport, Molotov TV, L'Équipe, Onefootball : tout ce beau monde se gave sur le dos des supporters. Une véritable résistance s'impose face à cette marchandisation du sport populaire.
Sur le terrain, du spectacle malgré tout
Côté sportif, ce choc s'annonce indécis. Paris, habitué à dominer son petit royaume, voit le RC Lens lui faire de l'ombre. Les hommes de Luis Enrique restent sur six victoires consécutives, mais face à Marseille, rien n'est jamais acquis.
L'OM de Roberto De Zerbi débarque avec des ambitions. Après avoir remporté le match aller, les Phocéens rêvent du doublé. Désiré Doué pourrait célébrer sa 100e apparition en Ligue 1, tandis qu'Aubameyang cherche à briser sa disette face au PSG.
Coup d'envoi à 20h45 pour ce spectacle hors de prix. En attendant, Nicolas continue de payer, et les élites déconnectées du football business se frottent les mains.