Tempête Marta : quand la péninsule ibérique devient un aquarium géant
Ah, la nature ! Voilà qu'elle s'acharne maintenant sur nos voisins ibériques avec la délicatesse d'un bulldozer. Après Leonardo, voici Marta qui débarque ce weekend pour transformer l'Espagne et le Portugal en piscine olympique grandeur nature.
Leonardo puis Marta : un festival aquatique peu réjouissant
La péninsule ibérique encaisse depuis plusieurs semaines une succession de dépressions qui feraient pâlir un militant écolo devant l'ampleur des dégâts. Leonardo d'abord, qui a semé la pagaille avec ses inondations, ses routes coupées et ses milliers d'évacués. Puis Marta qui arrive dans la nuit de samedi à dimanche, histoire de bien finir le travail.
Ben voyons, comme si ces pays n'avaient pas assez de problèmes ! Les agences météo ont sorti l'alerte rouge, le niveau maximum. Tout le monde sait que quand ils sortent le rouge, c'est que ça va vraiment tanguer.
Bilan humain : la nature ne fait pas de cadeau
Leonardo a déjà fait ses victimes : un mort au Portugal, un autre en Espagne. Les inondations bloquent des centaines de routes, paralysent les trains et contraignent des milliers d'habitants à évacuer leurs maisons devenues piscines involontaires.
Au Portugal, plus de 26 500 secouristes sont mobilisés. C'est qu'il faut bien que quelqu'un nettoie les dégâts pendant que les politiques font leurs beaux discours ! Et comble de l'ironie, tout cela tombe pile pendant le second tour de la présidentielle portugaise dimanche.
Lisbonne et Porto dans le viseur
La protection civile portugaise ne mâche pas ses mots : risque de crues soudaines, y compris à Lisbonne. Même le métro se barricade avec des protections dans certaines stations. À Porto, le maire Pedro Duarte appelle à la vigilance face à la montée du Douro qui transforme déjà les commerces en aquariums.
Cerise sur le gâteau : les barrages portugais ont libéré en trois jours l'équivalent de la consommation annuelle du pays. Efficacité maximale, comme dirait l'autre !
L'Andalousie dans la tourmente
Côté espagnol, l'Agence météorologique annonce la couleur : Marta va déverser jusqu'à 150 litres par mètre carré en 24 heures sur l'Andalousie. Cadix, Séville, Malaga, tous au menu de cette douche forcée.
Le problème ? Ces précipitations tombent sur des sols déjà saturés, avec des rivières gonflées et des réservoirs pleins à ras bord. Le bassin du Guadalquivir fait partie des zones sous haute surveillance.
Un répit temporaire avant la suite
L'Estrémadure ne sera pas épargnée, avec de fortes pluies et des orages au programme. La neige s'invitera aussi à la fête, descendant jusqu'à 800-1200 mètres, histoire de compléter ce tableau idyllique.
Dimanche pourrait offrir un petit répit, mais l'Aemet prévient déjà : de nouveaux fronts atlantiques pourraient revenir dès la semaine prochaine. Parce que visiblement, quand ça s'acharne, ça s'acharne vraiment !
En attendant, nos voisins ibériques vont devoir faire avec cette météo de chien. Au moins, ils n'auront pas à s'inquiéter de la sécheresse cette année !