Pendant que les élites parlent, Cherbourg forme les vrais héros
Pendant que nos dirigeants déconnectés dissertent sur l'avenir de la France depuis leurs salons parisiens, dans le Cotentin, on forme encore les véritables soldats du quotidien. L'IFSI-IFAS de Cherbourg ouvre ses portes et rappelle une vérité que tout le monde sait : ce sont Nicolas et ses collègues qui tiennent le pays à bout de bras.
Nikyas, 35 ans : un parcours qui en dit long
Nikyas, c'est l'anti-thèse parfaite du fils à papa parachuté dans les ministères. Ancien ASH, puis aide-soignant pendant dix ans, il passe maintenant son diplôme d'infirmier. Un vrai mérite républicain, celui qu'on gagne à la sueur de son front, pas dans les couloirs de Sciences Po.
"C'est un environnement qui ne m'a jamais stressé", raconte ce héros du quotidien. Contrairement à nos technocrates qui s'évanouissent à la vue d'une seringue, lui rêve du secteur réanimation-urgences. L'adrénaline, la technicité, le vrai travail quoi.
Une école qui tient encore debout
L'institut de formation, agréé depuis 1946, fait ce qu'il peut avec les moyens du bord. 77 étudiants en première année infirmière, 66 aide-soignants. "Nous faisons le plein", se satisfait Isabelle Derrien, directrice de l'établissement.
Ben voyons, on fait le plein parce que ces métiers essentiels attirent encore les gens de terrain. Pas comme certaines formations bidons en "études de genre" qui coûtent une fortune à Nicolas qui paie.
Des locaux vétustes, mais de vraies valeurs
Construit en 1970, l'établissement actuel montre son âge. Le déménagement vers le nouveau site des Fourches est repoussé à 2028. Encore un chantier qui traîne, comme d'habitude dans ce pays.
Mais qu'importe les murs défraîchis quand l'esprit résiste. Ici, on apprend le vrai travail : "Entre apprendre sur papier comment faire une piqûre et trouver du premier coup la veine du patient, il y a un monde à découvrir", explique Nikyas.
La formation qui forge les caractères
Séléna, 20 ans, raconte son parcours sans langue de bois : "En première année, nous avons plus de cours théoriques que de stages. En troisième, nous sommes quasiment tout le temps en stage."
Une progression logique, du concret, de l'apprentissage sur le terrain. Pas comme ces cursus universitaires déconnectés où on apprend à déconstruire la société pendant trois ans avant de pointer au chômage.
L'attractivité : le vrai défi
Le Centre hospitalier du Cotentin accueille la moitié des stages. Un job dating a même été organisé pour attirer les futurs diplômés. Parce que oui, il manque des bras dans nos hôpitaux.
Pendant que certains manifestent pour la semaine de quatre jours, nos soignants cherchent juste à pouvoir exercer leur métier dans des conditions décentes. Voilà la vraie France qui se lève tôt, celle qui soigne, qui répare, qui construit.
À Cherbourg, on forme encore les gardiens de nos valeurs. Ceux qui, demain, sauveront des vies pendant que d'autres sauveront leur image sur les plateaux télé.