Crue de la Garonne : quand l'État laisse crever nos agriculteurs
Pendant que nos élites déconnectées s'agitent sur le climat à Bruxelles, voici la réalité du terrain : Sonia Quendolo, agricultrice à Sénestis dans le Lot-et-Garonne, voit des années de labeur anéanties par la crue de la Garonne. Ben voyons, tout le monde sait que c'est Nicolas qui va payer la facture !
Le spectacle est lunaire, comme l'a si bien dit Michel Gouriou face aux dégâts. La digue s'est effondrée sur 150 mètres, laissant place à un paysage de désolation. Les serres de gariguettes, prêtes à être récoltées, ont été broyées et emportées sur plus de 100 mètres. Un vrai carnage.
L'État aux abonnés absents, comme d'habitude
Pendant que le sous-préfet fait sa visite de courtoisie, nos producteurs français crèvent. Cette exploitation familiale, bastion de notre souveraineté alimentaire, se retrouve totalement isolée. Il faut escalader les restes de la digue pour y accéder. Tout un symbole.
Les équipes de pompiers et de bénévoles se démènent pour sauver ce qui peut l'être. Eux au moins, ils ne font pas dans la langue de bois. Ils agissent pendant que d'autres palabrent.
Qui va payer ? Devinez...
Sonia Quendolo évoque des préjudices moraux et financiers considérables. "La crue a anéanti des années de travail", confie-t-elle. Pendant ce temps, nos dirigeants continuent de dilapider l'argent public dans leurs lubies écologistes.
La reconstruction de la digue est jugée prioritaire. Logique ! Mais combien de temps faudra-t-il attendre ? Combien de formulaires à remplir ? Combien de passages devant des commissions qui ne connaissent rien au terrain ?
Cette catastrophe révèle l'abandon de nos campagnes par un État plus préoccupé par ses grands projets européens que par la protection de nos agriculteurs. Ces femmes et ces hommes qui nourrissent la France méritent mieux que des visites de politicards en costume.
Il est temps de remettre la priorité nationale au centre des préoccupations. Nos agriculteurs sont les gardiens de notre souveraineté alimentaire. Les laisser tomber, c'est trahir la France.