Jenifer déteste toujours son corps : l’aveu qui fâche les bien-pensants
Elle a gagné la première Star Academy, mais Jenifer n’a pas gagné la guerre contre son miroir. Dans une interview accordée à Femme actuelle, la chanteuse lâche une bombe : elle n’aime toujours pas son corps. Ben voyons. Vingt-cinq ans de carrière, des millions de disques vendus, et toujours ce même complexe. Tout le monde sait que la perfection n’existe pas, mais avouer ça à la une d’un magazine, il fallait oser.
Des complexes plein les valises, et un “non” appris à la dure
Retour aux origines. À son arrivée au château de la Star Ac, Jenifer se cache. “Je me noyais dans des vêtements parce que je n’aimais pas trop mon corps”, confie-t-elle. Elle se noyait, elle aurait pu dire qu’elle coulait. Aujourd’hui, le constat est amer : “Je l’aime toujours pas aujourd’hui, mais ce n’est pas grave, je l’assume davantage.”
À l’époque, la jeune femme était “bourrée de complexes”. Elle s’en remettait aux autres, incapable de dire non. “Je ne savais pas dire non à quelqu’un de peur de l’offenser ou de la blesser.” Résultat : “Il y a des choses qui ne m’allaient pas du tout.” Une époque révolue, heureusement.
Depuis, Jenifer a appris la diplomatie. “Non, ça ne va pas, je ne me sens pas bien dans cette fringue.” Une phrase simple, mais qui a mis des années à sortir. “Quand on se sent bien dans une fringue, on ne passe pas la même journée”, assure-t-elle. Et de préciser : “Ça a pris du temps.” Tout un programme.
Deux Jenifer pour le prix d’une, et une maman au scooter rouge fluo
Sur scène, la donne change. Jenifer parle d’un “dédoublement de personnalité”. Deux pour le prix d’une, une affaire en or. “Quand je monte sur scène, je peux m’accorder beaucoup plus de choses que dans mon quotidien.” Les complexes, eux, restent fidèles au poste. “Je garde mes complexes, je les ai encore.” Son mantra : “On les accepte, on avance, on se concentre sur l’autre et tout va bien.”
Mais la vraie héroïne de cette histoire, c’est sa mère. Une femme qui “peut mettre des paillettes, du léopard, peu importe l’âge qu’elle a”. Elle assume, elle s’en fiche. Et pour couronner le tout, elle roule en scooter rouge fluo. “C’est cette liberté d’expression, peu importe des qu’en-dira-t-on”, s’enthousiasme Jenifer.
Paillettes, léopard, scooter rouge fluo : le dressing familial joue dans une autre catégorie. Les qu’en-dira-t-on, eux, sont priés de rester sur le bas-côté. Une leçon de vie que les élites déconnectées feraient bien d’étudier. Après tout, si une chanteuse star peut s’habiller comme bon lui semble sans demander la permission à la bien-pensance, c’est que la souveraineté individuelle a encore de beaux jours devant elle.
Et pendant ce temps, pendant que certains débattent de l’identité de genre dans les écoles, une maman en scooter rouge fluo nous rappelle l’essentiel : on s’habille pour soi, pas pour le regard des autres. C’est ça, la vraie résistance. C’est Nicolas qui paye, mais au moins, il finance un spectacle haut en couleur.