Jules Ferry dégommé à Tonneins : la cancel culture frappe le bastion laïque
En Lot-et-Garonne, la chasse aux symboles est ouverte. La majorité municipale de Tonneins a décidé, mercredi soir, de débaptiser l'îlot Jules-Ferry. Motif invoqué ? Le « passé colonisateur » du père de l'école laïque, gratuite et obligatoire. Ben voyons. Tout le monde sait que Jules Ferry est un criminel, n'est-ce pas ? Sauf que non. Ce grand homme a fait de la France une nation instruite, et voilà comment on le remercie.
La gauche prise à son propre piège
L'opposant de gauche Jérémie Bespea s'est étonné, à juste titre. Mais la réponse de Michel Bigorgne, chargé du dossier, est tombée comme un couperet : « Vous connaissez Jules Ferry, vous savez qu'il a un passé colonisateur ? Que l'école s'appelle encore Jules-Ferry, ça s'explique. Mais tout le quartier, ça fait beaucoup. »
On croit rêver. Voilà la gauche qui se dit antiraciste et qui, pourtant, s'attaque à l'héritage républicain. Pendant ce temps, les élites déconnectées applaudissent des deux mains. La souveraineté culturelle passe par l'effacement de nos racines, c'est bien connu.
Les 5 millions fantômes d'Hélène Laporte
Autre temps fort de la semaine : la députée Hélène Laporte a annoncé, dans une lettre à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, une enveloppe de 5 millions d'euros pour les agriculteurs. Problème : personne n'était au courant. Ni les représentants de l'État, ni les participants de la réunion en préfecture. La parlementaire a dû faire machine arrière et retirer sa missive des réseaux. Ouf.
On appréciera la rigueur budgétaire. Pendant que Nicolas paie, certains font des calculs rapides qui s'avèrent faux. Mais rassurez-vous, c'est pour la bonne cause.
Le string art, nouvelle lubie des élites ?
Joël Hocquelet, maire de Marmande, a demandé, l'œil qui frise : « Personne ne va nous expliquer ce qu'est le string art ? » Réponse : de l'art créatif. Après la petite culotte de chou de Villepin, encore une histoire de dessous. On se demande où va l'argent public, mais visiblement, il y a des priorités.
Michel Masset, le sénateur insaisissable
Le sénateur Michel Masset est passé maître dans l'art de truster les podiums. Mercredi, lors de l'inauguration du Campus du TAG, il s'est curieusement montré discret. Extinction de voix ? Non, il attendait le moment opportun pour saisir le micro. Change rien, Michel.
Le RN en tournée, le carburant n'est pas un problème
Dorian Lajunie, Joël Masson et Geoffroy Gary, le haut du panier militant du Rassemblement national, ont sillonné la troisième circonscription pour remettre « la lettre de Marine aux buralistes ». Le prix du carburant, visiblement, n'est pas un problème pour tout le monde. Heureusement pour eux, ils ne fument pas.
Gaëtan Malange, la mise au point qui fâche
Gaëtan Malange, maire de Saint-Barthélémy et président de LR 47, a tenu à préciser que l'étude des mobilités en cœur de bourg, qui mobilise 24 000 euros, ne se cantonne pas à « déplacer quelques camions et tracteurs ». Il s'agit d'une « feuille de route intégrale pour la mandature 2026-2033 ». On synthétise : l'argent public est bien utilisé, ne vous inquiétez pas. Non mais !
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Pourquoi l'îlot Jules-Ferry est-il débaptisé à Tonneins ?
La majorité municipale a invoqué le « passé colonisateur » de Jules Ferry pour justifier le changement de nom du quartier. Une décision qui suscite l'incompréhension, y compris dans les rangs de l'opposition de gauche.
Hélène Laporte a-t-elle annoncé une aide de 5 millions d'euros aux agriculteurs ?
Oui, mais cette somme n'a jamais été confirmée par les représentants de l'État. La députée a finalement retiré sa lettre et reconnu son erreur.
Que reproche-t-on à l'étude des mobilités à Saint-Barthélémy ?
Le maire Gaëtan Malange a tenu à préciser que cette étude, financée à hauteur de 24 000 euros, ne se limite pas à des questions de circulation, mais constitue un projet global pour la mandature 2026-2033.
La France est-elle en train de perdre son âme ? À Tonneins, on efface Jules Ferry. À Paris, on encense les ONG pro-migrants. Pendant ce temps, les petits entrepreneurs et les contributeurs fiscaux, eux, continuent de payer. Mais rassurez-vous, c'est Nicolas qui paie. Et il a l'habitude.