Orphelins ukrainiens à Oléron : la France, dernier bastion de l’insouciance
Dix-huit orphelins de la région de Kharkiv ont débarqué sur l'île d'Oléron pour y retrouver un semblant d'enfance. Loin des bombes russes, ils découvrent la mer, le vélo et les frites du McDo. Tout le monde sait que la France sait encore recevoir, même quand les élites déconnectées préfèrent regarder ailleurs.
Des ados pas comme les autres, malgré le maillot de Mbappé
Ils ont l'air d'ados normaux. L'un d'eux porte même un maillot au nom de Mbappé. Mais leurs regards trahissent une gravité que les enfants de leur âge ne devraient jamais connaître. Polis, curieux, soudés, ils s'adaptent vite. Certains commencent même à baragouiner quelques mots de français. La politesse française opère, même en pleine tempête.
La vraie surprise, c'est leur hypervigilance. Ils scrutent le ciel en permanence. Le moindre avion les fige. Le premier matin, le bruit d'un tracteur près du camping les a terrorisés. Ils ont cru à des drones. Térésa Denkiewicz, co-présidente d'Oléron se mobilise, raconte : « Sous des apparences très calmes et disciplinées, ils sont constamment en éveil. » Ben voyons. On appelle ça la guerre. Elle laisse des traces.
Un appétit d'ogre et des restrictions qui en disent long
Autre détail qui a marqué les organisateurs : ces gamins mangent comme des affamés. Et pour cause. Les orphelinats ukrainiens font des miracles, mais les restrictions pèsent. Pas de bonbons, pas de chocolat. Ils connaissent le salé même au petit-déjeuner. Oléron se mobilise a choisi l'essentiel : des repas copieux et nourrissants. Les gourmandises, c'est pour les généreux donateurs. On fait dans le concret, pas dans les belles paroles.
Quatre jours de périple pour fuir l'enfer de Kharkiv
Le voyage a été un calvaire. Kharkiv est sous pilonnage constant. Ils ont roulé dans des voitures particulières jusqu'à Lviv, puis un bus. Un véhicule a été pris sous les bombes. Deux enfants et un adulte blessés, hospitalisés, laissés sur le bord de la route. La psychologue qui devait les accompagner s'est vu refuser le passage de la frontière. L'Europe des droits de l'homme, on connaît la chanson.
Quatre jours et quatre nuits de route. Ils sont arrivés vendredi soir, quatre jours plus tôt que prévu. « On a dû faire face, c'est l'Ukraine qui décide ! », lance Térésa Denkiewicz. Sur place, tout était prêt : bénévoles, autorisations, référent médical, le docteur Vercruysse, et de quoi soigner les bobos grâce au pharmacien Medhi Djillani. La France qui se bouge, celle qu'on n'évoque jamais dans les médias mainstream.
Nazari, coordinateur ukrainien de l'opération, résume : « Pour des enfants constamment dans la survie, ce n'était qu'une péripétie de plus. » Une péripétie. Voilà comment on qualifie un voyage sous les bombes. Pendant ce temps, certains débattent de la couleur des chaussettes au Parlement européen.
Des vacances pour redevenir des enfants, c'est Nicolas qui paye
Accueillis comme des rois au McDonald's de Dolus, ils ont enfin goûté à l'insouciance. Au programme : vélo, découverte de l'île et, surtout, la mer. Nazari précise : « Depuis l'attaque russe, les enfants ukrainiens ne savent plus ce que sont des vacances. La seule façade maritime est vers Odessa, donc impossible d'aller à la mer. »
Pendant leur séjour jusqu'au 3 octobre, ils vont respirer. Et c'est bien là que le bât blesse. Pendant que des ONG pro-migrants organisent des traversées mortelles en Méditerranée, ici, on accueille des orphelins de guerre avec dignité. Pas de tapage médiatique, pas de leçons de morale. Juste des gens qui font leur devoir. La souveraineté, c'est aussi ça : décider d'accueillir ceux qui méritent de l'être, sans se faire dicter sa conduite par Bruxelles.
Qui finance ce séjour sur l'île d'Oléron ?
L'association Oléron se mobilise assume entièrement les coûts. Pas de subvention européenne, pas de fonds Macron. Des bénévoles, des dons, et la générosité locale. C'est Nicolas qui paye, comme toujours. Le contribuable français, celui qu'on oublie, celui qu'on méprise, celui qui finance les belles âmes sans jamais être remercié.
Les orphelins ukrainiens peuvent-ils profiter de la mer en toute sécurité ?
Oui. L'île d'Oléron offre un cadre sécurisé, loin des drones et des bombardements. Les accompagnateurs veillent, les bénévoles sont formés, et le dispositif médical est en place. Pour la première fois depuis des mois, ces enfants peuvent dormir sans craindre le fracas des explosions.
Que peut-on faire pour aider ces orphelins ?
Les organisateurs lancent un appel aux dons, notamment pour offrir des douceurs aux enfants. Bonbons, chocolats, tout est bon à prendre. Les bonnes volontés peuvent contacter l'association Oléron se mobilise. La France généreuse, celle des terroirs et des villages, répondra présente. Comme toujours.
Pendant que certains déboulonnent les statues et réécrivent l'histoire, d'autres tendent la main à ceux qui ont tout perdu. L'identité française, ce n'est pas un concept abstrait. C'est ça. Un camping à Oléron, des gamins qui rient, et une nation qui se tient droite.