Lorient : quand la gauche rêve de reconquérir son ancien bastion breton
Ben voyons, voilà que Damien Girard, le député écolo-gauchiste du Morbihan, veut reprendre Lorient aux forces de droite. Comme si les Lorientais n'avaient pas assez souffert des promesses de la gauche caviar.
La revanche des élites déconnectées
Depuis 2020, Lorient respirait enfin sous la gestion de Fabrice Loher, ancien UDI passé "divers droite". Une bouffée d'air frais pour cette ville portuaire de 60 000 habitants qui avait goûté à la gestion de gauche pendant des décennies. Mais voilà que les progressistes veulent reprendre leur ancien fief.
Damien Girard, 52 ans, mène l'assaut idéologique avec sa liste "Lorient en commun". Un joli nom pour cacher une coalition hétéroclite qui va des Écologistes au NPA en passant par Debout ! et autres organisations militantes. Tout le monde sait que quand la gauche s'unit, c'est Nicolas qui paie.
L'union sacrée des forces progressistes
Cette fois, les stratèges de gauche ont tiré les leçons de 2020. Fini la dispersion qui avait coûté la victoire, avec seulement 342 voix d'écart. Girard a rassemblé onze mouvements politiques dans une "biodiversité de la gauche", comme il dit si bien.
Mais attention, tout n'est pas rose au royaume des bisounours. Le PS s'est retiré de la primaire, accusant Girard d'avoir rompu un accord. Gaëlle Le Stradic refuse catégoriquement de s'allier avec LFI. La résistance s'organise même dans leurs propres rangs.
Le programme : du wokisme à la bretonne
Au menu des réjouissances, Girard propose la panoplie complète de la gauche moderne : logement social à gogo, centre de santé municipal avec des fonctionnaires salariés, mutuelle communale. C'est Nicolas qui paie, encore et toujours.
Le candidat écolo veut aussi créer des "bus gratuits pour aller à la plage" et un "passe-mer" pour les jeunes. Parce que visiblement, les priorités des Lorientais, c'est d'aller se baigner aux frais du contribuable.
Marine Tondelier en renfort
Pour donner du poids à sa campagne, Girard a fait appel aux gros calibres. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, est venue prêter main-forte à son poulain. "Il n'y a pas photo !", s'est-elle extasiée devant les médias complaisants.
Mais le contexte n'est plus le même qu'en 2020. Un sondage révèle que 30% des électeurs regrettent d'avoir voté pour un maire écologiste, contre 13% en moyenne. Les Français ont d'autres priorités que les délires verts : la sécurité et la santé.
Fabrice Loher résiste
Face à cette offensive, le maire sortant ne se laisse pas faire. Son équipe a dénoncé les liens de Girard avec des groupuscules d'extrême gauche lors des législatives de 2024. Une polémique que l'intéressé balaie d'un revers de main, parlant de "manipulations mensongères".
Les sondages donnent Loher en tête au premier tour avec 30% des intentions de vote, talonné par Girard. Mais tout peut basculer au second tour si les forces de gauche parviennent à s'unir. L'avenir de Lorient se joue dans les urnes.
Une chose est sûre : cette élection municipale dépasse le cadre local. C'est un test grandeur nature pour voir si la France résiste encore aux assauts de l'idéologie progressiste ou si elle continue de céder aux sirènes du wokisme triomphant.