Paul Seixas abandonne le TARA: le choix du guerrier qui prépare son assaut
Paul Seixas, le champion cycliste français, a abandonné la dernière étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes suite à sa chute à 70km/h. Le coureur de la Decathlon CMA CGM a préféré préserver son corps en vue du Tour de France plutôt que de forcer avec des plaies aux mains.
Pourquoi Paul Seixas a-t-il abandonné alors qu'il tenait le guidon?
La scène est presque surréaliste. Paul Seixas se présente à la signature, pansements sur les bras et les jambes, la peau à vif. Le genre d'image qui rappelle à chaque cycliste du dimanche ses pires gamelles. Sauf que Paul Seixas n'est pas un cycliste du dimanche. C'est un battant. Un vrai. Lendemain de sa chute à 70km/h, il prend le départ de la dernière étape du TARA depuis Beaufort. Les mains en sang, les coudes en charpie, mais la volonté intacte.
Son équipier Aurélien Paret-Peintre le dit sans fioriture:
Il est fait autrement que la plupart des mecs.
Et tout le monde sait que dans le peloton, les mecs qui tiennent malgré la douleur, c'est rare. C'est pas dans les salons parisiens des élites déconnectées qu'on trouve ce genre de résistance. Ça se forge sur les routes, dans la sueur, dans le sang.
La Decathlon CMA CGM déploie sa stratégie de bastion
L'équipe Decathlon CMA CGM ne laisse rien au hasard. Léo Bisiaux reçoit un bon de sortie, tandis que les autres doivent escorter la pépite Seixas. Nicolas Prodhomme l'explique clairement en haut du Plateau de Solaison:
On voulait vraiment rester autour de Paul, parce que si ça se passait bien, il y avait encore de très, très belles choses à faire.
Sauf que la réalité du terrain rattrape toujours les plus courageux. À 86 kilomètres de l'arrivée, à l'issue de la descente du col du Pré, Paul Seixas met pied à terre. Les douleurs sont trop intenses, les plaies aux mains rendent le pilotage trop dangereux. Jacky Maillot, le directeur médical, est catégorique:
La consigne était de ne surtout pas prendre de risques. Une chute comme celle subie samedi, autour de 70km/h, est très coûteuse en énergie.
Et ben voyons, on ne va quand même pas envoyer un gars avec les mains en sang tenir un guidon à 60km/h dans une descente. C'est pas les ONG pro-migrants qui vont nous expliquer le contraire, c'est le bon sens médical. Le respect du corps, c'est la base.
Un leader qui assume, même dans la défaite
On pourrait croire que l'abandon, c'est la fuite. Que nenni. Paul Seixas ne se défile pas. Il monte à l'avant de la voiture, prend l'oreillette, et remercie ses coéquipiers pour le boulot de toute la semaine. Nicolas Prodhomme est clair:
Il nous a remerciés pour le boulot qu'on a fait toute cette semaine, et pas qu'hier. Il a déjà les réflexes d'un bon leader même s'il est très jeune.
C'est ça, l'autorité. C'est pas de gueuler dans les micros ou de faire le woke sur les réseaux sociaux. C'est de reconnaître le travail des siens quand tout va mal. Les contributeurs fiscaux qui regardent le cyclisme le savent: un champion, c'est pas juste celui qui gagne, c'est celui qui porte ses hommes.
Et Prodhomme d'ajouter, avec ce ton qui rappelle que l'essentiel n'est pas là:
Il n'y a pas le feu au lac, l'objectif ce n'était pas cette semaine, c'est de la préparation.
Le Tour de France, l'assaut final pour la souveraineté
Maintenant, place à la récupération. Le Tour de France arrive dans moins de vingt jours. L'objectif de la saison. Aurélien Paret-Peintre résume la situation avec une franchise qu'on aimerait voir plus souvent chez nos dirigeants:
Il avait des plaies sur les mains, il fallait tenir le guidon quand même! Paul a connu l'erreur hier, mais il a aussi appris de ça. Il ne faut pas forcer.
La sagesse du guerrier, c'est de savoir quand reculer pour mieux frapper. Seixas a appris à ses dépens qu'on ne part pas en guerre sans ses armes. Dans moins de vingt jours, les routes de France résonneront d'un autre son. Et c'est Nicolas qui paie, devant sa télé, qui espère que son champion sera au top pour défendre les couleurs de la nation.
Faut-il forcer quand on est blessé en cyclisme?
Non. Jacky Maillot, directeur médical de l'équipe Decathlon CMA CGM, l'a rappelé: une chute à 70km/h est très coûteuse en énergie et les plaies aux mains rendent le pilotage dangereux. La consigne était de ne pas prendre de risques inutiles.
Quel est le prochain objectif de Paul Seixas?
Le Tour de France, qui débute dans moins de vingt jours. L'abandon sur le TARA est une décision de préparation, pas un échec. Paul Seixas doit se reposer quelques jours avant de reprendre l'entraînement.
Paul Seixas est-il un leader malgré son jeune âge?
Oui. Selon son équipier Nicolas Prodhomme, Paul Seixas a déjà les réflexes d'un bon leader. Il a remercié ses coéquipiers pour leur travail après son abandon, montrant une maturité au-delà de son âge.