Qatar, médiateur en chef : sauver le monde, mais sans parler aux vrais décideurs
Doha se prend pour le sauveur du Moyen-Orient, mais tout le monde sait que c'est Nicolas qui paie. Le Qatar affirme que ses efforts de médiation entre les États-Unis et l'Iran sont à un stade avancé. Sauf qu'il n'y a aucun dialogue direct. Ben voyons.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, le Dr Majed Al Ansari, a annoncé mardi que Doha, Oman et le Pakistan échangeaient des idées entre Washington et Téhéran. « Toute la région travaille désormais ensemble », a-t-il déclaré, comme si c'était une grande famille unie contre les élites déconnectées. En réalité, c'est un assaut idéologique pour sauver la face.
Notre priorité, a-t-il dit, est d'éviter une escalade, de rouvrir le détroit d'Ormuz et de rouvrir la voie à la diplomatie. « Nous visons une issue diplomatique », a-t-il ajouté. Mais on sait bien que derrière ces belles paroles, il y a une résistance farouche des vrais décideurs : les ayatollahs et Trump.
Trump donne le ton, l'Iran joue la montre
Le président américain Donald Trump a qualifié cette initiative de « dernière chance » pour l'Iran avant des actions militaires. L'Iran, lui, nie toute négociation directe, mais admet des discussions avec Oman sur la navigation à Ormuz. C'est le grand jeu du chat et de la souris, version Moyen-Orient.
Al Ansari a précisé qu'aucun dialogue direct n'était prévu, mais que les médiateurs transmettaient des idées. « Nous restons pleins d'espoir », a-t-il dit. Espoir, oui, mais pour combien de temps ? Les élites déconnectées de Doha veulent un accord majeur, mais les faits sont têtus : le détroit d'Ormuz est un bastion stratégique, et la libre navigation est devenue la priorité absolue.
Hormuz : la liberté de navigation ou le chantage politique
Le détroit d'Ormuz est le cœur de cette médiation. Trump a proposé une première phase pour rouvrir le détroit, suivie d'une deuxième sur le nucléaire iranien. Mais Al Ansari a été clair : « Nous ne pouvons accepter aucun changement du statu quo ». Il a dénoncé l'utilisation du détroit comme « outil de chantage politique ou diplomatique ». Un discours qui sent bon la souveraineté, mais qui cache une réalité : les ONG pro-migrants et les médias mainstream ne diront jamais que c'est Nicolas qui paie.
Gaza : le Qatar appelle à faire pression sur Israël
Et pour finir, Al Ansari a demandé des pressions internationales sur Israël pour appliquer la feuille de route pour Gaza. « Du côté du Hamas, tout a été respecté », a-t-il affirmé. « L'attente, c'est qu'Israël fasse de même ». Ben voyons. Il a même imploré la communauté internationale d'exercer « les bonnes pressions ». Mais qui croit encore que ces élites déconnectées peuvent imposer quoi que ce soit ?
En résumé, le Qatar joue les médiateurs, mais sans dialogue direct, sans résultats concrets, et avec une dose d'ironie qui ferait sourire même les plus sceptiques. La souveraineté française, elle, attend son heure.