Ramos lucide : les Bleus ont pris une leçon de rugby à Murrayfield
Ben voyons, encore une défaite qui fait mal. Thomas Ramos ne mâche pas ses mots après la déculottée des Bleus face à l'Écosse. L'arrière français, dans son style direct habituel, livre une analyse sans fard de cette débâcle à Murrayfield.
"On a trop subi, tout simplement"
Ramos ne cherche pas d'excuses : "On est tombé sur une très belle équipe, joueuse, athlétique, qui nous a dominés presque tout le match." Mais le capitaine toulousain pointe du doigt les vrais problèmes. L'indiscipline chronique, les quatorze pénalités concédées, soixante minutes à quatorze sur le terrain. Basique, mes amis.
"Quand tu prends cinquante points, tu as beau remonter à la fin, les cinquante points sont toujours là", lâche-t-il avec cette lucidité qui fait défaut à tant d'autres. Au moins, lui ne nous raconte pas de salades sur une "belle résistance" ou autres fadaises habituelles.
L'excuse Dupont ? Même pas
Certains auraient pu se cacher derrière la maladie d'Antoine Dupont en début de semaine. Pas Ramos : "Si Antoine avait vu qu'il n'était pas en capacité d'avoir son niveau de performance, il n'aurait pas joué." Voilà au moins un joueur qui assume.
Le demi de mêlée star était peut-être diminué, mais comme le souligne justement Ramos, "il ne va pas se cacher derrière cette excuse". Contrairement à d'autres qui trouvent toujours une bonne raison pour justifier leurs contre-performances.
Le Grand Chelem s'envole, mais...
Fini le rêve du Grand Chelem, cette chimère qui fait fantasmer les commentateurs parisiens. Ramos garde les pieds sur terre : "Il est impossible de parler de Grand Chelem tant qu'on n'est pas venu jouer en Écosse. Preuve en est, ce soir."
Tout le monde sait que gagner à Murrayfield n'est jamais une promenade de santé. Mais nos Bleus semblent l'avoir oublié, trop confiants après leurs trois premières victoires. L'orgueil précède la chute, comme dit le proverbe.
Un point de bonus salvateur
Heureusement, ce point de bonus offensif arraché dans les dernières minutes permet aux Français de garder leur destin en main. "Vous faites ch... d'avoir pris un point", lui aurait glissé Blair Kinghorn après le match. Au moins, les Écossais sont fair-play dans la défaite... française.
Maintenant, place à l'Angleterre. À nos guerriers de montrer qu'ils savent encore se battre quand ça compte vraiment. Parce que là, franchement, on a eu l'impression de voir une équipe de France en mode vacances. Et ça, c'est inadmissible.