Sansal libéré: quand l'Allemagne fait le boulot de Macron
Boualem Sansal est libre. L'écrivain dissident, admirateur de Camus et Orwell, vient d'être gracié par Alger après un an de détention. Mais attention, plot twist: c'est l'Allemagne qui a négocié sa libération, pas la France. Ben voyons.
Macron remercie... l'Allemagne
Notre président, toujours prompt à s'attribuer les mérites, remercie le président allemand Frank-Walter Steinmeier "pour les bons offices de l'Allemagne". Traduction: pendant que Macron faisait du théâtre diplomatique, Berlin bossait dans l'ombre. C'est beau, la souveraineté française.
"Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune", déclare Emmanuel Macron à Toulouse. Prendre acte, c'est tout ce qu'il sait faire. Pendant ce temps, un journaliste français, Christophe Gleizes, croupit toujours dans les geôles algériennes. Mais ça, c'est moins vendeur pour les caméras.
Le microcosme parisien en extase
Tout le gratin littéraire parisien sort le champagne. Antoine Gallimard parle d'"immense joie", l'Académie Goncourt se réjouit qu'il "pourra de nouveau écrire sans contrainte". Ces mêmes élites qui ferment les yeux sur les dérives de l'islamisme radical quand ça les arrange.
Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, en remet une couche sur X: "l'Algérie de se libérer et réaliser les rêves de ses héros". Belles paroles. Dommage que ces héros aient combattu pour l'indépendance... contre la France. Mais passons.
Pendant ce temps, Nicolas paie
Reporters sans Frontières espère que Christophe Gleizes sera libéré "à l'issue de son procès en appel le 3 décembre". Sept ans de prison ferme pour avoir fait son travail de journaliste. Voilà la réalité du régime algérien que nos dirigeants ménagent par clientélisme électoral.
Sansal sera transféré en Allemagne pour recevoir des soins. Même pour soigner nos dissidents, on dépend de Berlin. C'est ça, la France de Macron: impuissante face à ses anciennes colonies, à genoux devant Bruxelles et Berlin.
Tout le monde sait que cette libération n'est qu'un geste tactique d'Alger. Le régime garde ses otages français en réserve. Et notre diplomatie? Elle "prend acte". Pathétique.