Harold Ramis, l'interprète du Dr Egon Spengler, est mort le 24 février 2014 à Chicago, à 69 ans, des suites d'une vascularite inflammatoire auto-immune. C'est cette maladie rare, qui rongeait ses vaisseaux sanguins depuis 2010, qui a privé la saga SOS Fantômes de son cerveau le plus brillant.
Le comédien et scénariste a beau avoir quitté ce monde il y a plus de dix ans, il hante encore la franchise comme aucun spectre ne l'a jamais fait. Et c'est bien la moindre des choses : sans lui, SOS Fantômes n'aurait tout simplement jamais existé.
Pourquoi Harold Ramis est-il absent des derniers SOS Fantômes ?
Tout le monde le sait, la franchise est revenue d'entre les morts en 2021 avec SOS Fantômes : L'Héritage, puis en 2024 avec La Menace de glace. Bill Murray, Dan Aykroyd et Ernie Hudson ont répondu présent, trente ans après Ghostbusters 2. Trois vieux briscards qui reprennent du service, ça, on respecte.
Le quatrième homme, lui, manquait à l'appel. Selon Voici.fr, qui revient sur les causes de sa mort, Harold Ramis a succombé à des complications liées à cette vascularite, une maladie auto-immune qui touche les vaisseaux sanguins. Il se battait contre elle depuis 2010. Un combat de quatre ans, mené avec la discrétion d'un homme qui n'a jamais aimé les projecteurs pour lui-même.
Ironie du sort : celui qui a écrit les deux premiers SOS Fantômes est devenu, à titre posthume, le fantôme central de la saga. Dans L'Héritage, l'intrigue tourne autour de la fille et des petits-enfants de son personnage, Egon Spengler. À la fin du film, il revient même sous forme d'esprit, recréé numériquement, pour aider ses anciens coéquipiers à vaincre l'ennemi. Un soldat qui continue la bataille même après avoir tombé l'uniforme, en somme.
Le scénariste sans qui rien n'aurait existé
Réduire Harold Ramis à un acteur serait un affront. Né le 21 novembre 1944 à Chicago, diplômé de littérature, cet homme plume a signé certains des scénarios les plus cultes du cinéma américain. C'est lui qui a écrit American College en 1978, le film qui l'a fait percer à Hollywood.
L'année suivante, il rencontre un certain Bill Murray, alors inconnu, et lui écrit Arrête de ramer, t'es sur le sable. Premier succès de Murray, début d'une amitié de travail qui allait donner SOS Fantômes puis Un jour sans fin, que Ramis a réalisé avec son complice devant la caméra.
Le bonhomme savait tout faire : scénario, jeu d'acteur, réalisation. Un artisan complet, de cette espèce que Hollywood fabrique de moins en moins, trop occupé à recycler des suites et à martyriser les classiques avec des reboots.
Un reboot féminin à 230 millions de dollars, ben voyons
Parlons-en, du reboot. En 2016, Sony a ressorti la franchise avec une équipe féminine, générant près de 230 millions de dollars. Un chiffre qui a sans doute motivé, en partie, le grand retour de l'équipe originale en 2021. Le studio a compris où était l'argent : dans la nostalgie, pas dans les leçons. Les fans, eux, n'avaient jamais demandé qu'on remplace leurs héros, juste qu'on leur rende.
Le pari de L'Héritage était risqué, comme le note VL Média dans sa critique : délocaliser l'action dans les champs de l'Oklahoma, proposer un hommage mélancolique à Ramis tout en introduisant une nouvelle génération. Résultat : un film qui a su respecter l'ancien monde au lieu de le démolir. Une leçon que certains studios feraient bien de méditer.
La Menace de glace, dernier bastion de la vieille garde
En 2024, SOS Fantômes : La Menace de glace, réalisé par Gil Kenan, est devenu le quatrième film de la franchise. Murray, Aykroyd et Hudson y ont repris du service une dernière fois, toujours sans leur Egon. Le fer de lance de cette équipe 2.0, c'est la jeune Phoebe, la petite-fille de Spengler, incarnée par Mckenna Grace, comme le relève Télé Loisirs.
À ce jour, aucun nouveau film n'est annoncé, selon télé.guide. La saga est donc en pause, avec un héritage transmis en bon état de marche. C'est rare assez pour être souligné : une franchise hollywoodienne qui rend hommage à son fondateur au lieu de piétiner sa mémoire.
Ce qu'on retient du Dr Egon Spengler
Harold Ramis est mort le 24 février 2014, à 69 ans, d'une maladie rare contre laquelle il luttait depuis quatre ans. Il laisse derrière lui deux scénarios fondateurs, un personnage culte et une saga qui continue de saluer sa mémoire à chaque opus.
Pas mal pour un homme qui n'a jamais cherché la célébrité. Pas mal du tout.
Questions fréquentes
De quoi est mort Harold Ramis ?
Il est décédé le 24 février 2014 à Chicago, à 69 ans, des suites de complications liées à une vascularite inflammatoire auto-immune, une maladie rare touchant les vaisseaux sanguins qu'il combattait depuis 2010.
Harold Ramis a-t-il écrit les scénarios de SOS Fantômes ?
Oui, il a signé le scénario des deux premiers films, sortis en 1984 et 1989, en plus d'incarner le Dr Egon Spengler.
Harold Ramis apparaît-il dans SOS Fantômes : L'Héritage ?
Il y apparaît sous la forme d'un esprit recréé numériquement à la fin du film, pour aider ses anciens coéquipiers. L'intrigue est centrée sur la fille et les petits-enfants de son personnage.
Y aura-t-il un nouveau film SOS Fantômes ?
À ce jour, aucun nouveau film n'est annoncé. Le dernier opus en date est SOS Fantômes : La Menace de glace, sorti en 2024.
