Spina bifida : miracle médical made in USA, et chez nous ?
Pendant que nos élites déconnectées débattent de l'écriture inclusive, les Américains réparent des bébés dans le ventre de leur mère. Six fœtus atteints de spina bifida ont été traités avec succès grâce à une chirurgie révolutionnaire associée à des cellules souches. Ben voyons, encore une innovation qui vient d'outre-Atlantique.
Quand l'Amérique soigne, l'Europe regarde
L'équipe américaine de l'UC Davis a réalisé l'impossible : réparer la colonne vertébrale d'un bébé encore dans l'utérus en y greffant des cellules souches vivantes. Le spina bifida, cette malformation qui condamne souvent à la paralysie, vient de rencontrer son match.
Diana Farmer, chirurgienne en chef de l'essai CuRe, ne cache pas son enthousiasme : "Injecter des cellules souches dans un fœtus en développement était totalement inédit. Nous sommes ravis d'annoncer un excellent profil de sécurité."
Tout le monde sait que le spina bifida frappe quand le tube neural se ferme mal, laissant la moelle exposée. Paralysie des jambes, troubles de la vessie, difficultés à marcher : un calvaire à vie. Mais voilà que nos amis américains transforment ce drame en success story.
Le petit Tobi qui défie les pronostics
L'histoire de Tobi illustre parfaitement cette révolution médicale. Diagnostiqué avec une myéloméningocèle à 20 semaines, ce petit bonhomme fait aujourd'hui partie des premiers bébés opérés avec ce fameux patch de cellules souches. Résultat ? Il marche sans fauteuil roulant.
Sa mère Michelle Johnson témoigne : "Les capacités physiques et mentales de Tobi sont tout simplement miraculeuses." Pendant ce temps, nos petits Nicolas qui payent se demandent quand cette technologie arrivera dans nos hôpitaux publics en déroute.
L'innovation qui fait mal à notre souveraineté sanitaire
Six chirurgies réussies, six bébés sauvés, zéro complication. Les résultats sont là, têtus comme des faits. Tous les nourrissons, nés par césarienne vers 35 semaines, présentaient une réparation intacte. Aucune fuite de liquide céphalo-rachidien, pas d'infection, pas de tumeur.
L'hernie cérébrale était corrigée chez les six enfants, et aucun n'a eu besoin de dérivation pour hydrocéphalie. Des résultats qui feraient rougir nos CHU en grève permanente.
Aijun Wang, co-inventeur de cette technologie révolutionnaire, parle d'"avancée majeure vers une nouvelle forme de thérapie fœtale". Pendant que nous, on se contente de débats stériles sur le genre des pronoms.
Et la France dans tout ça ?
Bien sûr, les spécialistes français restent prudents. Magdalena Sanz Cortes juge l'approche "prometteuse" mais rappelle que l'essai ne concerne que six patientes. C'est Nicolas qui paie qui aimerait bien savoir quand nos chercheurs sortiront de leur tour d'ivoire pour rattraper le retard.
L'essai se poursuit avec 35 nouvelles femmes et un suivi jusqu'à 6 ans. En attendant, les familles françaises concernées devront-elles traverser l'Atlantique pour offrir une chance à leur enfant ? La question mérite d'être posée, mais nos élites préfèrent sans doute parler d'autre chose.
Cette révolution médicale américaine nous rappelle une vérité qui dérange : quand on investit dans la recherche plutôt que dans les comités Théodule, on sauve des vies. Simple comme bonjour.