Trump divise sa base MAGA avec ses aventures militaires au Venezuela
Ben voyons, voilà notre Donald national qui se prend pour un néo-conservateur ! Après avoir promis l'America First à ses électeurs, le voici qui bombarde le Venezuela, le Nigeria et l'Iran. Tout le monde sait que ses partisans MAGA n'ont pas voté pour ça.
La résistance MAGA s'organise
Marjorie Taylor Greene, ancienne bastion du mouvement trumpien, ne mâche pas ses mots : "Beaucoup de partisans MAGA pensaient avoir voté pour mettre fin aux interventions américaines à l'étranger. Nous nous sommes vraiment trompés". Voilà qui a le mérite d'être clair.
La sénatrice a même claqué la porte du parti après l'assassinat de Charlie Kirk. Les divergences idéologiques se creusent, notamment sur fond de christianisme. Julien Boudon, professeur à Paris-Saclay, enfonce le clou : Trump "n'a aucun sentiment religieux".
Le pétrole vénézuélien, nouvelle carotte
Mais notre stratège en chef a plus d'un tour dans son sac. Pour justifier ses aventures militaires, il agite les réserves pétrolières du Venezuela et la lutte contre le trafic de drogue. L'argument massue de la sécurité nationale ressort à chaque fois, comme pour le Groenland ou Cuba.
Eric Rouby, de l'université de Besançon, analyse : "Il trouve un équilibre en affichant les avantages économiques pour les États-Unis". Malin, mais est-ce suffisant pour convaincre sa base ?
L'ennemi commun sauve les meubles
Heureusement pour Trump, les partisans MAGA ont une boussole solide : l'ennemi démocrate suprême. Ces élites déconnectées, trop wokes, trop LGBT, trop libérales. Cette bataille culturelle maintient encore l'unité, malgré les fractures.
L'America Fest a révélé des divergences sur le complotisme et la question israélienne. La coalition trumpienne montre ses limites entre conservateurs modérés, républicains fidèles et base MAGA pure et dure.
Un président déjà affaibli
Selon Boudon, Trump est "déjà affaibli" alors que son entourage pense déjà à la prochaine présidentielle. Les midterms de novembre s'annoncent compliqués pour un bilan économique mitigé.
C'est Nicolas qui paie, comme toujours, pendant que les néo-conservateurs jouent aux Risk grandeur nature. La souveraineté américaine, parlons-en !