Affaire Ravatomanga : quand un pompier à la retraite fait trembler la Financial Crimes Commission
Ben voyons, encore une affaire qui sent bon la République bananière ! Nasser Osman Beekhy, pompier à la retraite de 65 ans, refuse de plier face aux pressions et maintient ses accusations explosives contre Titrudeo Dawoodarry, patron par intérim de la Financial Crimes Commission (FCC). L'homme balance tout sur un supposé trafic d'influence au sommet de l'État mauricien.
Un sexagénaire qui ne lâche rien
Devant le tribunal de Port-Louis ce mardi 11 novembre, Beekhy a tenu bon malgré un contre-interrogatoire musclé. "Misie Dawoodarry inplike ladan, mo mintenir", a-t-il martelé sans ciller. Tout le monde sait que quand un petit fonctionnaire refuse de fermer sa gueule, c'est qu'il a de sacrés dossiers sous le coude.
L'avocat de la FCC, Me Harivansh Jeeha, a tenté de le déstabiliser sur l'effacement présumé de données de son téléphone. Mais le bonhomme ne se démonte pas : "Mo portab ti ena enn bug, samem monn reset li". Simple bug technique ou manœuvre d'obstruction ? Le mystère reste entier.
La FCC sur la défensive
Curieux comme cette institution, censée traquer les crimes financiers, se retrouve dans le box des accusés. Me Ashley Hurhangee, avocat de Beekhy, n'y va pas par quatre chemins : "There is a grudge which has been nursed by the FCC against my client". Autrement dit, règlement de comptes au sommet.
La FCC s'oppose évidemment à la remise en liberté sous caution, brandissant le sempiternel risque d'"interférence avec les témoins". Classique ! Quand on n'a pas d'arguments solides, on agite l'épouvantail de l'obstruction à la justice.
Rendez-vous le 14 novembre
La magistrate Chrisinta Chavrimootoo rendra sa décision le 14 novembre 2025. En attendant, ce petit pompier mauricien fait trembler tout un système. Il faut reconnaître que dans un monde où les élites déconnectées s'arrangent entre elles, voir un homme du peuple tenir tête aux institutions, ça fait chaud au cœur.
Affaire à suivre, car quand la justice commence à s'intéresser aux petites combines des grands, c'est rarement bon signe pour ces derniers.