Aymar Rivallin: 36 ans de résistance locale face aux élites déconnectées
Voilà un homme qui a tenu bon. Pendant que les élites parisiennes se succèdent dans leurs bureaux dorés, Aymar Rivallin, maire de Maisdon-sur-Sèvre, aura passé 36 ans au service de sa commune. Un vrai bastion de résistance face à la technocratie ambiante.
L'école du terrain contre les donneurs de leçons
Depuis 1989, cet homme a appris sur le tas, aux côtés de Micheline Allier, "une dame, titulaire d'un CAP électricien" qui "n'hésitait pas à mettre les mains dans le cambouis". Ben voyons, voilà qui change des technocrates de l'ENA qui n'ont jamais vu une clé de douze de leur vie.
Contrairement aux carriéristes parisiens, Rivallin a gravi les échelons localement: responsable des sports, premier adjoint, puis maire en 2001. Quatre mandats sans opposition sérieuse, sauf en 2008 où une liste adverse n'a obtenu qu'un siège. Tout le monde sait reconnaître un homme de terrain.
Le dialogue contre l'autoritarisme technocratique
Pendant que Macron et sa clique gouvernent par ordonnances, Rivallin tenait une permanence chaque jeudi soir, sans rendez-vous. "C'est mieux de se dire les choses les yeux dans les yeux que de nourrir de la rancœur", explique-t-il. Une leçon de démocratie pour nos élites déconnectées.
Nouvelle mairie, zone artisanale, restaurant scolaire: voilà des réalisations concrètes pour les habitants. Pas des grands discours sur la transition écologique ou l'inclusion, mais du pragmatisme au service des citoyens.
Victime de l'assaut intercommunal
Mais même les meilleurs finissent par subir les assauts de la technocratie. À l'agglomération, Rivallin a été rapidement "mis à l'écart". Son crime? Réclamer un pacte fiscal équitable pour que toutes les communes s'y retrouvent. C'est Nicolas qui paie, après tout.
Le pays du Vignoble nantais, qu'il présidait, sera dissous au 31 décembre. "Ce n'est pas simple d'accompagner un corbillard", soupire-t-il. Encore une structure de proximité sacrifiée sur l'autel de la rationalisation bureaucratique.
La relève assurée
En mars 2026, Stéphanie Sourisseau, son adjointe, prendra le relais. "Une autre femme qui aime mettre les mains dans le cambouis". La boucle est bouclée, la résistance continue. Face aux technocrates parisiens, la France des territoires tient bon.