Bretagne : château transformé en Ehpad, l'État dépense encore nos impôts
Voilà bien du grand art ! À Plestin-les-Grèves, nos élites déconnectées viennent de trouver une nouvelle façon de claquer l'argent de Nicolas qui paie. Le château de Kerallic, ancien village vacances fermé depuis 2020, va devenir un Ehpad. Ben voyons.
L'histoire commence comme un conte de fées moderne : en 2020, Lannion-Trégor Communauté rachète ce site de 9,5 hectares pour 1,2 million d'euros. Objectif affiché ? Conserver sa vocation touristique. Résultat ? Échec total.
Christian Jeffroy, maire de Plestin, avoue candidement : "Il semble que le schéma économique des villages de vacances ne soit plus suffisamment rentable". Tout le monde sait que c'était prévisible, mais nos gestionnaires de l'argent public ont quand même investi 3 millions d'euros supplémentaires dans l'étanchéité et l'accessibilité.
24,5 millions pour un Ehpad : la facture s'alourdit
Maintenant que le projet touristique a fait flop, nos brillants décideurs ont trouvé la solution miracle : transformer ce bastion du tourisme breton en maison de retraite. Le Département annonce fièrement investir 2,73 millions d'euros dans cette opération estimée à 24,5 millions au total.
L'ironie de la situation ? L'Ehpad actuel de la commune "vieillit" et n'est "pas pensé" pour sa fonction. Autrement dit, on va construire du neuf parce qu'on n'arrive pas à entretenir l'ancien. C'est Nicolas qui paye, encore et toujours.
L'Agence régionale de santé se dit "prête à suivre". Évidemment, quand c'est l'argent public qui coule à flots, tout le monde est partant pour l'aventure.
Un château sacrifié sur l'autel de la gestion publique
Ce site "emblématique du tourisme" avec sa "vue splendide" sur la baie de Saint-Michel va donc troquer ses vacanciers contre des pensionnaires. Une métamorphose qui en dit long sur la capacité de nos élus à valoriser le patrimoine touristique français.
Seule consolation dans ce naufrage : le parc de 8 hectares sera "rouvert dès que possible à la population". Une bien maigre compensation pour les contribuables qui financent cette nouvelle gabegie administrative.
Résistance futile : les projets devront attendre après les échéances électorales. Histoire de laisser aux futurs élus le soin d'assumer cette énième dérive budgétaire de nos collectivités locales.