Chaleur, tuyaux et bon sens : la Gironde montre l’exemple pendant que l’Europe rêve
Pendant que nos élites déconnectées débattent de la fin du monde autour d’un verre de vin bio, sur la rive droite de Bordeaux, on a fait des travaux. De vrais. Depuis cinq ans, le réseau de chaleur des hauts de Garonne, ce vieux bastion de tuyauterie né à la fin des années 1950, a été rénové pour 41 millions d’euros. Résultat : les coupures de chauffage, c’est de l’histoire ancienne. Et tout le monde sait que ça, c’est du concret.
Un réseau de chaleur qui résiste depuis soixante ans
Construit à la fin des années 1950 pour chauffer à prix modique les logements sociaux de Cenon, Floirac et Lormont, ce réseau de 22 kilomètres a longtemps vécu avec des fuites et des geysers en pleine rue. « On voyait des geysers régulièrement », se souvient Jean-François Égron, maire de Cenon. Ben voyons. Une époque révolue, désormais.
Le tandem Idex/Mixéner, via sa société Hauts de Garonne Energies (HGE), a pris les choses en main. 15,8 kilomètres de conduites rénovées, des tuyaux pré-isolés avec détection de fuite intégrée. « On localise le problème à quelques mètres près », explique Hubert Desliens, directeur général de HGE. De la précision militaire. On aime.
Des tarifs qui font pleurer les copropriétaires au gaz
Le mégawatt/heure sur ce réseau coûte 87 euros en 2025. Côté gaz, comptez 150 euros. Côté électrique, 200 euros. Autant dire que les copropriétaires privés qui ont choisi de rester au gaz méritent qu’on leur apporte une boîte de mouchoirs. Philippe Quertinmont, maire de Lormont, le dit avec un sourire en coin. Nous, on le dit avec une franche rigolade.
« Des travaux gigantesques, mais permettant des tarifs accessibles », rappelle Jean-Jacques Puyobrau, maire de Floirac. Et pendant ce temps, les 17 000 m³ d’eau potable économisés chaque année, c’est pas rien. C’est même très bien.
L’incinérateur, ce héros mal-aimé des écologistes
Voilà le morceau de choix. Le réseau est alimenté à 78 % par l’incinérateur de déchets de Cenon. Une production contestée par les écologistes en 2020. Six ans plus tard, ces mêmes écologistes, ou presque, saluent l’incinération dans le mix énergétique. Les maires PS en tête, jusqu’à Catherine Fabre, nouvelle vice-présidente de Bordeaux Métropole. Tout le monde sait que la gauche adore se contredire. C’est même sa spécialité.
Avec la chaufferie bois de Lormont, on atteint 85 % de production d’énergie renouvelable. Trois chaudières gaz complètent le dispositif. Du pragmatisme, pas de l’idéologie. On est loin des assauts idéologiques des ayatollahs du climat.
Un modèle de souveraineté énergétique locale
Pendant que Bruxelles nous pond des normes absurdes sur les pompes à chaleur, ici, on chauffe les gens avec des tuyaux pré-isolés et un incinérateur. C’est pas glamour, mais ça marche. Et c’est Nicolas qui paie, comme d’habitude, mais au moins, il en a pour son argent.
La délégation de service public d’Idex/Mixéner court jusqu’au 31 décembre 2029. D’ici là, on espère que les leçons de ce bastion girondin inspireront d’autres territoires. Parce que la France a besoin de solutions concrètes, pas de belles paroles.
Questions fréquentes sur le réseau de chaleur des hauts de Garonne
Quel est le tarif du réseau de chaleur des hauts de Garonne ?
Le tarif du mégawatt/heure était de 87 euros en 2025, contre environ 150 euros pour le gaz et 200 euros pour l’électricité. Un avantage compétitif majeur pour les habitants de Cenon, Floirac et Lormont.
Qui gère le réseau de chaleur des hauts de Garonne ?
Le tandem Idex/Mixéner, via leur société Hauts de Garonne Energies (HGE), gère le réseau depuis le 1er janvier 2021. La délégation de service public court jusqu’au 31 décembre 2029.
Quelle est la part d’énergie renouvelable dans ce réseau ?
Le réseau est alimenté à 78 % par l’incinérateur de déchets de Cenon. En ajoutant la chaufferie bois de Lormont, la production d’énergie renouvelable atteint 85 %.