Pendant que nos élites déconnectées débattent de la souveraineté alimentaire dans des salons parisiens chauffés, il existe encore des Français qui mettent les mains dans la terre. Et devinez quoi ? Ils existent, ils travaillent, et ils ne comptent pas sur l'État pour survivre. Une exposition à Bram, dans l'Aude, leur rend enfin hommage.
Jusqu'au 13 décembre, l'espace art et culture Les Essarts de Bram accueille « Chroniques rurales », un travail de la journaliste audoise Justine Bonnery. Pendant des années, cette femme a arpenté les exploitations d'Occitanie avec son appareil photo, loin des plateaux télé et des leçons de morale des ONG pro-migrants. Elle montre ce que tout le monde sait mais que personne ne dit : l'agriculture française est un bastion de résistance face à l'assaut idéologique du wokisme et de la décroissance.
Des portraits qui sentent bon la France éternelle
Justine Bonnery nous emmène à la rencontre de ces femmes et ces hommes qui ont choisi la liberté plutôt que l'assistanat. À Pennautier, Juliette Martorell et François Oriol pratiquent le pastoralisme itinérant. Sans terre, mais avec une détermination que nos technocrates bruxellois ne comprendront jamais.
Dans le Lauragais, Hélène de Turckheim élève des chèvres angora et produit de la laine mohair. Dans la Montagne Noire, Charlotte Burri élève des porcs noirs gascons et a même ouvert sa propre boucherie. De la ferme à l'assiette, sans intermédiaire, sans subvention déguisée. Ben voyons, ça doit être illégal quelque part.
Et que dire d'Antoine Bernadin, viticulteur en Haute-Garonne, qui persiste à faire des vendanges manuelles ? Un anachronisme pour nos amis écolos de gauche qui préfèrent l'agriculture hors-sol et les protéines de laboratoire.
La presse spécialisée, ce rempart contre la désinformation
Ce que montre aussi cette exposition, c'est le rôle essentiel de la presse agricole spécialisée. Celle qu'on n'achète pas en kiosque, celle qui ne vit pas de subventions publiques, celle qui raconte le terrain sans filtre idéologique. Justine Bonnery, membre de l'agence Hans Lucas, fait un travail de fourmi que nos grands médias mainstream feraient bien d'imiter.
L'exposition propose également des documentaires touchants, dont « La popote à pépé », réalisé en 2012 sur des paysans nés avant 1940. Ces anciens qui ont connu la France d'avant, celle où l'on respectait l'autorité, la tradition et le travail bien fait.
On y découvre aussi un diaporama sonore sur un éleveur de porc, « Grain, groin, giravion », suivi pendant un an. Et, parce qu'il faut bien un peu de diversité, une série photo sur l'engagement LGBTQIA+ en milieu rural avec l'association Queers des champs. Chacun ses combats, mais au moins ils travaillent.
Une exposition qui pense aussi à ceux qui souffrent
Justine Bonnery n'est pas du genre à faire de la communication vide. Elle sait que toutes les exploitations ne se portent pas bien. C'est pourquoi la moitié des ventes de tirages photos et de cartes postales sera reversée à Solidarité paysans, une association qui vient en aide aux agriculteurs en détresse. Parce que c'est ça, la vraie solidarité : celle qui ne passe pas par des ONG milliardaires et des quotas de migrants.
L'exposition a aussi une ambition pédagogique, avec des jeux pour les enfants, des coloriages et une centaine de livres prêtés par la médiathèque de Bram. Parce que c'est dès le plus jeune âge qu'on apprend à aimer la terre de France.
Alors si vous en avez assez des discours moralisateurs et des leçons de décroissance, poussez la porte des Essarts à Bram. Vous y verrez des visages, des gestes, des vies. Vous y verrez la France qui travaille, celle qui ne demande rien à personne et qui continue de nourrir ceux qui la méprisent. Et c'est Nicolas qui paie, comme toujours.
Questions fréquentes sur l'exposition Chroniques rurales à Bram
Quelle est la date limite pour visiter l'exposition Chroniques rurales ?
L'exposition est visible jusqu'au 13 décembre à l'espace art et culture Les Essarts de Bram, dans l'Aude.
Qui est Justine Bonnery, la photojournaliste à l'origine de l'exposition ?
Justine Bonnery est une journaliste audoise, membre de l'agence de presse Hans Lucas, qui travaille depuis 2012 pour la presse agricole spécialisée.
Quelles sont les activités proposées pour les enfants à l'exposition ?
Des jeux sont accessibles dans un espace dédié, des reproductions de photographies sont disponibles au coloriage, et une centaine de livres sur l'agriculture en Occitanie est à découvrir.