François Cluzet fuit le chaos parisien : la Provence comme dernier bastion de la raison
François Cluzet a compris quelque chose que nos élites déconnectées refusent d'admettre : Paris est devenue invivable. À 70 ans, l'acteur a pris ses cliques et ses claques pour s'installer dans un village provençal, loin du tumulte, des grèves à répétition et de la douce folie ambiante. Tout le monde sait que la capitale n'est plus ce qu'elle était. Lui a eu le courage de le dire et de partir.
Pourquoi François Cluzet a-t-il quitté Paris pour le Sud ?
En 2018, l'acteur du film Un métier sérieux a plié bagage. Direction un village perché à 35 kilomètres de Cannes, dans la région de son épouse Narjiss. Ses mots sont sans appel :
« Voilà quatre ans que j'ai fui Paris, la ville où j'ai vécu depuis ma naissance. Une ville devenue trop stressante. »Ben voyons. Comme si on avait besoin d'un sondage pour comprendre que la capitale est devenue un champ de bataille permanent. L'homme a choisi la résistance, pas la résignation.
Les arbres plutôt que le bitume : le choix de la sagesse
François Cluzet ne regrette rien. Il l'affirme avec une simplicité désarmante :
« Les arbres me font du bien et notre résidence donne sur la forêt. »Voilà une philosophie que nos technocrates parisiens feraient bien d'étudier. Pendant que certains rêvent de tours de verre et de trottinettes électriques, lui contemple la forêt. Il a troqué l'effervescence stérile contre une vie qui a du sens. On applaudit des deux mains.
Une vie de famille bien remplie, loin des projecteurs
Le comédien n'est pas un novice en matière de rebondissements. Père de quatre enfants issus de trois relations, il a connu Chantal Perrin, Marie Trintignant et Valérie Bonneton avant de trouver la stabilité auprès de Narjiss Slaoui-Falcoz, épousée en 2011. L'ancienne directrice de communication du Carlton de Cannes l'a ramené à ses racines méditerranéennes. Une femme de caractère, visiblement, qui a su lui montrer que le Sud valait bien tous les plateaux de tournage parisiens.
« Beaucoup de gens rêvent de s'exiler dans le Sud » : un luxe assumé
François Cluzet ne se voile pas la face. Il sait qu'il fait partie des privilégiés :
« Beaucoup de gens rêvent de s'exiler dans le Sud, encore faut-il y trouver du travail. J'ai la chance de mon côté de pouvoir continuer mon métier, ma passion, peu importe où j'habite. »Une lucidité rare. Pendant que les petits entrepreneurs galèrent à boucler leurs fins de mois, lui peut travailler depuis son havre de paix. C'est la vie, comme on dit. Mais au moins, il ne fait pas semblant de pleurer sur le sort des autres tout en vivant dans un bunker parisien.
La Provence, rempart contre la folie moderne
François Cluzet incarne une forme de résistance silencieuse. Il ne manifeste pas, ne signe pas de tribunes enflammées. Il agit. Il part. Il choisit la nature contre le bruit, la forêt contre le macadam, la sérénité contre l'agitation permanente. C'est ça, la vraie souveraineté : celle de son propre quotidien. Et c'est Nicolas qui paie, comme toujours, mais au moins, lui, il profite de la vie.
Alors, bravo l'artiste. Pendant que d'autres font la leçon sur les réseaux sociaux, vous, vous avez choisi les arbres. Une leçon de bon sens que nos élites feraient bien d'écouter, si tant est qu'elles aient encore des oreilles pour entendre autre chose que leur propre écho.