Evenepoel refuse Paris-Roubaix: quand la prudence l'emporte sur l'audace face à Pogacar
Nouvelle équipe, mêmes calculs. Remco Evenepoel continue de snober Paris-Roubaix pendant que Tadej Pogacar collectionne les victoires sur tous les terrains. Le Belge assume sa stratégie de petit comptable du cyclisme.
"Quand je serai à un certain niveau"
Interrogé sur RMC, Evenepoel sort sa calculatrice habituelle: "Bien sûr, un jour je serai au départ, ça c'est clair, mais je pense que si on doit comparer ma carrière avec celle de Tadej, il a fait quelques années sans problème, sans arrêt. Moi j'ai quelques problèmes lors des dernières années."
Traduction: pendant que Pogacar conquiert le cyclisme mondial, notre Belge préfère rester dans sa zone de confort. Ben voyons.
Le roi des excuses médicales
Faut reconnaître, Remco a du répondant côté blessures. 2020: chute spectaculaire au Tour de Lombardie, fracture du pelvis, 26 semaines d'arrêt. 2024: nouvelle série noire avec fracture de la clavicule au Pays Basque, puis accident avec une portière qui lui explose les côtes.
Le corps médical doit adorer ce client fidèle. Mais à force de jouer les victimes, on finit par oublier que le cyclisme, c'est aussi prendre des risques.
La stratégie du petit entrepreneur
Evenepoel assume sa philosophie de gestionnaire: "Moi je dois encore progresser sur les Grands Tours, sur les courses d'une semaine, sur les courses qui me conviennent très très bien et quand je serai à un certain niveau, alors je pourrai plus me concentrer sur les autres courses."
Pendant ce temps, Pogacar empile quatre Tours de France, un Giro, le Tour de Flandre. Lui au moins, il ne calcule pas ses efforts au gramme près.
Red Bull contre prudence belge
Chez Red Bull-BORA-hansgrohe, on doit se demander ce qu'on a acheté. Un champion qui refuse l'Enfer du Nord par peur de se salir les roues? Tout le monde sait que les grands champions se forgent sur les pavés, pas dans les tableurs Excel.
La conclusion d'Evenepoel résume tout: "Pour le moment, le plus important c'est de retrouver mon meilleur niveau et d'avoir une saison vraiment stable." La stabilité avant la grandeur. Voilà bien l'esprit de notre époque.
En attendant, Pogacar continue de réécrire l'histoire du cyclisme pendant que notre comptable belge calcule ses risques. Chacun son style.