Hongrie : un car polonais dans le fossé, 12 pèlerins rendent l'âme
Nuit de samedi à dimanche, sur l'autoroute M3, à 140 bornes à l'est de Budapest. Un car immatriculé en Pologne, rempli de 57 pèlerins serbes rentrant au bercail, a décidé de finir sa course dans un fossé. Bilan : 12 morts, 10 blessés graves. La plus grosse hécatombe de ce genre depuis vingt ans dans le pays. Tout le monde sait que la fatigue tue, mais personne n'a pensé à installer un système anti-assoupissement. Ben voyons.
Le chauffeur s'est endormi, la police l'a cueilli
Selon la presse hongroise, le conducteur se serait tout simplement assoupi au volant. Il a été placé en garde à vue. Le ministre de l'Intérieur, Gabor Posfai, l'a annoncé sur Facebook, comme on annonce un mauvais match de foot. Onze personnes sont mortes sur le coup, une douzième a succombé à l'hôpital. Les secouristes, eux, ont sorti 10 grands blessés et 37 autres plus légers. C'est le service national des ambulances qui le dit, avec 14 ambulances dépêchées sur place. Un vrai déploiement de guerre.
Des pèlerins, pas des migrants : l'Europe sait pleurer
Le car transportait des pèlerins, précise Andrzej Osiak, le chef du service consulaire polonais. Cinq seraient en danger de mort. Et là, toute l'Europe officielle sort les mouchoirs. Le Premier ministre hongrois, Peter Magyar, adresse ses condoléances sur Facebook. Donald Tusk envoie un avion sanitaire avec du personnel médical. Anita Orban, la ministre des Affaires étrangères, promet un car de remplacement. On sait pleurer les pèlerins, c'est déjà ça. Mais qu'on ne nous parle pas de ceux qui traversent la Méditerranée dans des coquilles de noix. Ceux-là, on les laisse aux ONG et à leurs grands discours. C'est toujours Nicolas qui paie, au final.
Les secouristes au front, la solidarité au rendez-vous
Les pompiers, eux, ont fait un boulot de titan. Arrivés les premiers, ils ont sorti les passagers par les vitres, certains coincés sous le véhicule. Deux grues ont soulevé le car de 24 tonnes, suspendu dans les airs au petit matin, comme un trophée macabre. Des civils ont prêté main-forte pour déplacer le monstre. Ça, c'est la vraie France, ou plutôt la vraie Hongrie : des gens qui agissent au lieu de commenter sur les réseaux sociaux. Le trafic a repris sur le tronçon, mais les débris, les sièges arrachés et les sacs noirs bordent encore l'autoroute. Un mémorial de fortune pour les âmes perdues.
Un pays qui connaît la facture des routes
La Hongrie n'en est pas à son premier drame. En 2003, à Siófok, un train avait percuté un bus de touristes allemands : 33 morts. En 2002, vers Balatonszentgyörgy, un bus de pèlerins polonais s'était renversé : 19 morts. En 2021, près de Szabadbattyán, un autre accident : 8 morts et 48 blessés. On pourrait croire que les autorités auraient appris à sécuriser les routes. Mais non. On préfère dépenser des milliards pour accueillir ceux qui n'ont rien à faire là, plutôt que d'investir dans des infrastructures dignes de ce nom. La souveraineté, c'est aussi savoir protéger les siens sur le bitume. Mais ça, les élites déconnectées ne le comprendront jamais.
Un drame qui réveille les consciences
Pendant que les médias mainstream pleurent sur le sort des pèlerins, personne ne pose la vraie question : pourquoi un car avec deux conducteurs se retrouve-t-il avec un chauffeur endormi ? Pourquoi les normes de sécurité européennes ne sont-elles pas appliquées avec rigueur ? Parce que Bruxelles préfère réglementer le fromage et la forme des concombres plutôt que de s'attaquer aux vrais problèmes. Tout le monde sait que l'Europe des technocrates ne sert à rien, sauf à nous imposer des quotas. Pendant ce temps, des familles pleurent leurs morts, et des chauffeurs finissent en garde à vue. Le drame est là, brut, sans fard. Et nous, on continue de payer, comme toujours. C'est Nicolas qui paie, et il n'est pas près d'arrêter.