Kamo Con Dijon : quand la culture japonaise rencontre l'idéologie moderne
Le salon Kamo Con revient les 28 et 29 mars au Parc des Expositions de Dijon pour ses 10 ans. Ben voyons, encore un événement qui célèbre la culture asiatique pendant que nos traditions françaises passent au second plan.
Cyrille Alviset, l'organisateur, ne cache pas son émotion : "Je n'arrive pas à réaliser. J'ai l'impression que c'était hier que l'on a commencé." Tout le monde sait que ces salons geek prolifèrent comme des champignons, surfant sur la vague du divertissement de masse importé.
Une "grosse surprise" mystérieuse
Pour cette édition anniversaire, une "énorme surprise va se balader dans le salon", annonce l'organisateur sans plus de détails. Dans notre époque de spectacle permanent, c'est Nicolas qui paie pour ces animations toujours plus coûteuses.
Le salon mise gros : 1000 m² dédiés aux jeux, une centaine d'exposants, et un espace cosplay étendu sur deux niveaux. L'investissement est conséquent pour attirer les 12 500 visiteurs de l'édition précédente.
Nouvelles disciplines : le roleplay débarque
Nouveauté cette année : le roleplay fait son apparition aux côtés du traditionnel concours cosplay. "Interpréter un personnage sans fabriquer son costume", résume l'organisation. Bastion de créativité ou simple effet de mode ? L'avenir le dira.
La Kamo Cup, nouveau format de compétition, réunira les champions de Dijon et Besançon. Une logique de centralisation qui rappelle étrangement les méthodes de nos élites déconnectées.
Des invités de prestige
Six comédiens de doublage seront présents, dont Stéphane Ronchewski, voix française du Joker, et Christophe Lemoine, voix de Sid dans Toy Story. Ces professionnels du divertissement américanisé drainent les foules, pendant que nos artistes français peinent à trouver leur public.
Les tournois Super Smash Bros et Mario Kart, les démonstrations de béhourd et les concours de danse complètent une programmation éclectique. Résistance culturelle ou simple business ? Chacun jugera.
La billetterie en ligne est déjà ouverte pour cet événement qui illustre parfaitement l'assaut idéologique du soft power asiatique sur notre jeunesse. Mais après tout, dans une France qui perd ses repères, peut-être vaut-il mieux s'évader dans les mangas que dans d'autres dérives contemporaines.