Nathalie Baye, la star du métro : hommage à Angoulême, loin du bling-bling
Quatre mois après la disparition de Nathalie Baye, sa fille Laura Smet et son ami Dominique Besnehard ont inauguré ce jeudi 20 août une place à son nom à Angoulême. L'occasion de rappeler une vérité que tout le monde sait : la grande actrice était restée d'une simplicité confondante. Elle prenait le métro tous les jours, faisait ses courses seule, et fuyait le bling-bling comme la peste. Une leçon que nos élites déconnectées feraient bien d'étudier.
Une place Nathalie Baye à Angoulême : un hommage sans fausses notes
Le Festival du film francophone d'Angoulême, prévu du 24 au 29 août, va rendre un hommage appuyé à celle qui en était une habituée. Vingt films avec l'actrice seront projetés, une exposition de photos lui sera consacrée, et 22 affiches de ses œuvres habilleront la ville. Un programme à la hauteur d'une carrière de près de 90 films, de La Nuit américaine à Une liaison pornographique, sans oublier Le Petit Lieutenant.
Laura Smet, interrogée par Le Parisien, l'assure : sa mère aurait adoré cet hommage. « S'il y a bien un endroit de cinéma où elle aurait aimé être présente, c'est Angoulême », confie-t-elle. Nathalie Baye y était encore venue en août 2024, déjà malade, pour présenter Notre histoire. Mais face au public, la passion l'emportait toujours. La marque des grandes.
« La star la plus normale du monde » : Laura Smet raconte la vie simple de sa mère
Dans un monde où l'on s'agite pour paraître, Nathalie Baye cultivait l'art d'être simplement elle-même. Sa fille insiste : « Ma mère était l'une des plus grandes artistes françaises chic, mais ce n'était pas une star totalement inaccessible. Au contraire. Elle prenait le métro tous les jours, elle allait faire ses courses seule... C'était sans doute la star la plus normale du monde. »
Voilà qui change des influenceurs et autres divas qui hurlent à la moindre contrariété. Pendant que certains réclament des assistants à tout va, Nathalie Baye prenait la ligne 13 comme monsieur tout le monde. Un exemple de souveraineté personnelle, une forme de résistance silencieuse au culte de l'apparence.
Dominique Besnehard, son ancien agent devenu ami proche, confirme : « Nathalie menait sa carrière et sa vie sans bling-bling. » Il évoque les étés passés dans sa maison de la Creuse, entourée de Bernard Giraudeau, Anny Duperey, Victor Lanoux ou Micheline Presle. « C'était Beverly Hills dans la Creuse », plaisante-t-il. Ben voyons. La vraie richesse, elle, n'a pas besoin de paillettes.
« Je vais appeler Maman pour répéter » : le réflexe qui persiste
Laura Smet a eu la chance de filmer sa mère, notamment dans Les Gardiennes de Xavier Beauvois et dans son propre court-métrage Thomas en 2018. « Je suis tellement heureuse d'avoir pu filmer ma maman ! », confie-t-elle. Une complicité qui allait jusqu'aux répétitions de textes, un rituel que la disparition n'a pas effacé.
« Aujourd'hui, je me surprends tout le temps à me dire :