Rouans : Cyril Favreau prend les rênes, l'élite locale se recycle
À Rouans, en Loire-Atlantique, c'est le grand chambardement municipal. Enfin, façon de parler. Le maire sortant jette l'éponge, et voilà qu'une petite bande de notables locaux se découvre soudain une âme de bâtisseur. Ben voyons.
L'énergie collective, ou l'art du recyclage politique
Cyril Favreau, 53 ans, cadre dans l'aéronautique, n'était pas parti pour ça. Vraiment ? À d'autres ! Depuis l'automne, une quinzaine de bonnes âmes du conseil municipal actuel se retrouvent autour de la table. Objectif : continuer à faire avancer la commune. Tout le monde sait ce que cela signifie : préserver les petits arrangements entre amis.
« On n'était pas dans une logique de rupture », confie l'un des membres. Évidemment. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Surtout quand on fait partie du système.
Un bastion de la continuité assumée
Favreau revendique son attachement à sa commune. « Je vis ma commune depuis longtemps », déclare-t-il. Une phrase qu'il assume comme un fil conducteur. Rouansais de souche, père de trois enfants, déjà passé par la case conseiller délégué. Un CV bien propret pour rassurer les électeurs.
Autour de lui, l'équipe se veut représentative. Agriculteurs, informaticiens, retraités, du 28 ans au 67 ans. Une belle brochette de contributeurs fiscaux qui connaissent la musique. La majorité trempe déjà dans le milieu associatif local. Pratique pour garder la main sur les réseaux.
« Rouans, l'énergie collective » : le marketing politique à la mode
Le nom de la liste s'est imposé comme une évidence, paraît-il. « C'est exactement ce qu'on ressent », confie un colistier. L'énergie collective, nouveau mantra des élites déconnectées qui découvrent la démocratie participative. Tout le monde est motivé, bien sûr. Les gens sont venus parce qu'ils avaient envie de s'engager. Comme c'est touchant.
Quelques anciens de l'équipe en place restent au chaud : Nathalie Briand, Jean-Yves Louerat, Anthony Camus. « Il y a des projets à terminer », justifie Favreau. Traduction : il faut finir de distribuer les marchés publics aux copains.
La méthode : écouter pour mieux endormir
Depuis plusieurs semaines, les rencontres se multiplient avec tous les acteurs de la commune. « On est là pour écouter », rappelle le candidat. Le programme viendra après, nourri de ces échanges. Une méthode pragmatique, dit-il. Comprendre : on verra bien ce qui passe le mieux dans les sondages.
Une équipe sereine qui travaille simplement, avec la conviction que l'avenir de Rouans se construit collectivement. En gros, business as usual dans cette petite commune de Loire-Atlantique. C'est Nicolas qui paie, comme toujours.