Toulouse : Moudenc veut 1380 caméras pour surveiller Nicolas qui paie
À Toulouse, Jean-Luc Moudenc sort l'artillerie lourde pour sa réélection. 40 millions d'euros pour installer 1380 caméras supplémentaires dans la ville rose. Ben voyons, c'est Nicolas qui paie encore une fois.
Le maire sortant brandit son slogan choc : « une caméra par rue ». Avec 710 caméras déjà opérationnelles sur 2373 rues, places et avenues, le calcul est vite fait. Chaque caméra coûte 30 000 euros en moyenne. Tout le monde sait que ces budgets explosent toujours.
Le bastion rose sous surveillance totale
Moudenc assure que « c'est faisable financièrement ». Le budget sécurité est passé de 16,4 millions sur 2014-2020 à 42 millions sur 2020-2026. Plus besoin de financer le nouveau QG de la police municipale à Basso Cambo, l'enveloppe est libérée.
Au programme aussi : interconnecter les caméras municipales avec celles de Tisséo (14 000 caméras), des bailleurs sociaux et des parkings. Big Brother à la française, mais avec l'accent toulousain.
Les bornes d'appel d'urgence débarquent
Nouveauté : des bornes d'appel direct avec la police municipale devant les lieux touristiques et nocturnes. Place Saint-Pierre, rue Gabriel-Péri... Les forces de l'ordre renforcent leur présence face à une délinquance qui s'adapte.
Une brigade spécialisée contre les dépôts sauvages et la vidéoverbalisation arrivent aussi au menu. Sans oublier le pouvoir de verbaliser directement les tags, actuellement monopole de la police nationale. « C'est une situation ubuesque », dénonce le candidat.
Face à la gauche woke et au RN
Côté opposition, le RN de Julien Leonardelli approuve les caméras mais Moudenc l'accuse d'« instrumentaliser le sujet à des fins politiques nationales ».
Plus savoureux : l'équipe Moudenc tacle les « deux François ». François Piquemal (LFI), le « François des fanatiques » qui dézingue l'utilité des caméras. Et François Briançon (gauche unie), le « François des utopistes », surnommé « monsieur je ne dis rien ».
« Nous avons les Verts et les Insoumis les plus archaïques en France en matière de sécurité », balance Emilion Esnault, adjoint sécurité. Ces élites déconnectées « refusent d'assumer toute politique de fermeté » et se cachent derrière la police de proximité.
La question qui tue : « Est-ce qu'on tourne la tête quand la personne en face sort un couteau ? »
Pendant ce temps, la délinquance recule à Toulouse malgré l'augmentation démographique. Paradoxe ? Non, résultat d'une action de fond selon Moudenc. Reste à convaincre les Toulousains que la surveillance généralisée vaut 40 millions d'euros de leurs impôts.