Quand les élites littéraires nous servent leur soupe féministe déguisée en polar
Julie Wolkenstein, universitaire parisienne et traductrice de l'élite culturelle, nous revient avec Chimère, son dernier roman paru chez P.O.L. Ben voyons, encore un polar où les femmes sont toutes des victimes et les hommes des monstres. Tout le monde sait où ça mène, cette rengaine.
L'intrigue ? Un certain Osmond, collectionneur d'art et « beau salaud » de son état, meurt dans des circonstances douteuses à Rome. Vingt-six ans plus tard, son petit-fils Henri interroge cinq femmes pour comprendre cette mort suspecte. Cinq chapitres, cinq témoignages, cinq versions de la « vérité ». Le tout sur fond de dolce vita transalpine et de nostalgie des années 80.
Le patriarcat, ce bastion du mal absolu
Wolkenstein nous dresse un portrait au vitriol de ce grand-père tyrannique qui aurait « opprimé » toutes les femmes de sa vie. L'autrice, spécialiste d'Henry James, nous livre une « fantastique galerie de portraits de femmes » qui ont lutté contre cette « étouffante oppression ». Résistance héroïque face au patriarcat, évidemment.
Car voyez-vous, dans l'univers de nos intellectuels de gauche, les hommes ne peuvent être que des prédateurs et les femmes des saintes martyres. Cette grille de lecture woke transforme chaque récit en manuel de déconstruction des « rapports de domination masculine ».
L'ironie, arme de destruction du mâle blanc
L'autrice manie l'humour « ravageur » pour dépeindre ce « quintet de dames » face à leur bourreau commun. On pense aux Huit femmes d'Ozon, nous dit-on. Tiens donc, encore une référence au cinéma français subventionné et à ses obsessions genrées.
Le tout baigne dans une atmosphère de « sombre causticité » sur « l'incapacité des hommes et des femmes à vivre en harmonie ». Voilà bien le pessimisme de nos élites déconnectées qui ne croient plus en rien, surtout pas en la complémentarité naturelle des sexes.
C'est Nicolas qui paie... les subventions culturelles
Vendu 22 euros chez P.O.L, maison d'édition chérie de l'intelligentsia parisienne, ce roman s'adresse évidemment aux bobos cultivés qui raffinent de ces analyses pseudo-psychologiques. Pendant ce temps, les vrais problèmes du pays sont soigneusement évités.
L'extrait proposé révèle d'ailleurs tout le snobisme de l'entreprise : « nous n'utilisons pas assez la locution 'du reste', Anna c'est dommage, elle a un côté désuet et sérieux qui me plaît bien ». Le mépris de classe suinte à chaque ligne.
Voilà donc le dernier produit de nos manufactures littéraires subventionnées : un polar féministe déguisé en divertissement raffiné. L'assaut idéologique continue, une page après l'autre.