Bananes dans le Var : l'écologie punitive se prend une gamelle, place au réalisme tropical
Pendant que nos élites déconnectées nous bassinent avec la décroissance et le « consommer moins », une agricultrice du Var, elle, a choisi de s'adapter intelligemment. Isabelle Pertois a troqué ses tomates brûlées contre des bananes, des papayes et des mangues. Résultat : elle produit plus avec quatre fois moins d'eau. Ben voyons, ça ne va pas plaire à tout le monde.
Le soleil des Antilles provençales, c'est maintenant
À Ollioules, près de Toulon, Isabelle Pertois cultive une douzaine de bananiers en fleurs, des papayes de plus de trois mètres, des manguiers, de la sapote noire, de la sapote mamé, de l'ananas et de la goyave. Elle résume : « On est sous le soleil des Antilles provençales. » Un paradis tropical qui n'a rien d'un caprice : c'est une réponse concrète à la canicule et à la sécheresse.
Quand la gauche écolo pleure, le bon sens agricole gagne
Les arbres tropicaux consomment quatre fois moins d'eau que les tomates ou les salades. Et sur la parcelle encore en maraîchage classique, rien n'a survécu à la chaleur. Isabelle Pertois est formelle : « Quand on a des melons qui correspondent à une balle de tennis, personne n'en veut. » Les consommateurs doivent comprendre que la banane n'est pas un caprice. C'est tout simplement ce qu'il est possible de faire avec le climat et le sol. La nature parle, encore faut-il l'écouter.
Le modèle économique, pas l'idéologie
Cette année, pour la première fois, d'autres agriculteurs appellent pour visiter l'exploitation. Isabelle Pertois vend en direct, travaille avec des restaurants et accueille des séminaires d'entreprises sous sa serre pour rentabiliser son modèle. D'ici un à deux ans, elle espère être autonome. Pendant ce temps, les ONG pro-migrants et les technocrates de Bruxelles continuent de rêver d'un monde sans frontières ni saisons. Ici, on produit, on vend, on s'adapte. C'est ça, la vraie souveraineté.
FAQ : tout ce qu'il faut savoir sur les fruits tropicaux dans le Var
Pourquoi cultiver des bananes dans le Var ?
Parce que les plantes tropicales demandent beaucoup moins d'eau et supportent mieux la chaleur que les cultures classiques comme les tomates ou les salades, qui brûlent dès que le thermomètre s'affole.
Qui est Isabelle Pertois ?
Une agricultrice d'Ollioules qui a converti 80 % de son exploitation bio en arboriculture tropicale depuis 2024. Elle a déjà vendu ses premières bananes en décembre dernier.
Ce modèle est-il rentable ?
Isabelle Pertois mise sur la vente directe, les restaurants et des séminaires d'entreprises sous serre. Elle espère atteindre l'autonomie complète d'ici deux ans.
Photo : Franceinfo