Un million de chasseurs français livrés aux criminels sur le dark web
Ben voyons, encore une fédération française qui se fait pirater. Cette fois, c'est au tour de la Fédération nationale des chasseurs de rejoindre le club très fermé des organismes incapables de protéger leurs adhérents. Un million de Français qui pratiquent la chasse viennent de voir leurs données personnelles servies sur un plateau aux cybercriminels.
L'assaut numérique contre nos traditions
Le 20 janvier 2025, la Fédération Française des Chasseurs a subi ce qu'elle appelle pudiquement un "incident de sécurité". Traduction : des hackers ont défoncé leur système informatique comme dans du beurre. L'espace adhérents du guichet unique des validations des permis de chasser a été compromis. Tout le monde sait que ces plateformes numériques sont des passoires, mais nos élites déconnectées continuent de digitaliser à tout va.
Les cybercriminels ont fait main basse sur les données d'état civil, les informations des permis de chasse, et selon les experts, bien plus encore. La fédération assure qu'aucune donnée bancaire ni liée à la détention d'armes n'est concernée. Mouais, on connaît la chanson.
Le dark web, nouvelle vitrine du crime organisé
Comme le révèle l'expert Christophe Boutry, les données ont rapidement fait surface sur BreachForums, le supermarché du piratage. 1 416 000 chasseurs seraient concernés par cette fuite, selon l'annonce publiée par les criminels eux-mêmes. Un véritable catalogue de la France qui résiste encore aux diktats écologistes.
Le répertoire comprend noms, prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, emails, numéros de permis, historiques d'examens et même des informations financières. Une liste de courses parfaite pour les voleurs d'armes qui savent désormais exactement où frapper.
Quand la chasse devient chasse aux armes
Les experts en sécurité tirent la sonnette d'alarme. Cette fuite pourrait servir de plan aux criminels cherchant à dérober des armes à feu. C'est exactement ce qui s'est passé après le piratage de la Fédération Française de Tir en octobre dernier. Plusieurs cambriolages ont suivi dans la région parisienne et à Limoges.
Selon Boutry, le répertoire contiendrait même des informations sur des hautes personnalités de l'État, ministres et préfets inclus, ainsi que sur plus de 1500 fonctionnaires de l'Office français de la biodiversité. Nos élites aussi dans le viseur, c'est Nicolas qui paye les pots cassés.
L'hécatombe numérique française
Cette attaque s'inscrit dans une série noire qui frappe les fédérations françaises. Depuis le début de l'année, une vingtaine d'organismes ont été ciblés. La Fédération française de Tennis, celle de la Montagne et de l'Escalade (100 000 licenciés touchés), et potentiellement celle de golf (1,45 million de Français) ont toutes morflé.
Pendant que nos gouvernants nous bassinent avec leur souveraineté numérique, ce sont des millions de données de Français qui se déversent sur le dark web. La France, bastion numérique ? Ben voyons.
La Fédération assure que "l'incident est clos" et que les systèmes seront remis en service "de manière sécurisée". La CNIL a été prévenue, une plainte déposée. Tout le monde sait comment ça va finir : un rapport dans six mois et circulez, y'a rien à voir.