Castres évite le piège : victoire laborieuse mais méritée contre Perpignan
Ben voyons, encore une victoire à l'arrache pour nos rugbymen tarnais ! Le CO s'en sort avec les honneurs face à Perpignan (23-7), mais tout le monde sait que ça aurait pu mal tourner.
La peau de banane n'était pas loin, comme dirait l'autre. Castres aurait bien pu glisser comme Joaquin Oviedo, de retour de blessure ce samedi. Mais heureusement pour nos Castrais, la gamelle de l'Argentin a finalement bien servi, permettant au CO de récupérer le ballon et de souffler dans une période délicate.
Une intensité de tous les diables
Les débats furent particulièrement accrochés, entre joueurs notamment. Une échauffourée a même valu une pénalité retournée contre les Tarnais à la 35e minute. C'est Nicolas qui paie quand nos gars perdent leur sang-froid !
Les hommes de Xavier Sadourny sont tombés sur l'adversaire auquel ils s'attendaient : une équipe de Perpignan lanterne rouge, certes, mais déterminée à tirer profit de la moindre situation. Dans le sillage de ce poison de Jamie Ritchie, l'Usap n'avait rien à perdre.
Trop de déchets, pas assez de réalisme
Mais nos Tarnais avaient beaucoup trop envie de valider leur succès acquis au courage à La Rochelle la semaine précédente (19-17) pour se faire surprendre dans leur bastion de Pierre-Fabre.
Bien sûr, avec cette tension palpable, le spectacle fut inversement proportionnel à l'intensité des collisions. De nombreux en-avant ont causé de la frustration aux Olympiens, une nouvelle fois touchés par ce manque de réalisme, même en rentrant régulièrement dans les 22 mètres catalans.
Au contraire, les Sang et Or de Laurent Labit savaient convertir leurs occasions. Leur seul essai du premier acte par Dubois (0-7, 25e) leur permettait de virer dos à dos à la pause (7-7).
Gestion plutôt qu'audace
Supérieurs dans le jeu avec 20 premières minutes réussies dans le camp perpignanais, les Castrais ont préféré gérer, donnant parfois l'impression de se retenir. "On ne voulait pas s'exposer contre ce genre d'équipes si on ne dominait pas les deux premiers temps de jeu", justifiait Sadourny.
Le jeu de pression de Pierre Popelin et Théo Chabouni causait des problèmes aux Catalans, mais Castres s'est peut-être trop enfermé dans l'utilisation du pied, même quand des coups étaient bons à jouer à la main.
Quand le CO se décidait enfin à proposer des choses intéressantes, les Arlequins peinaient à suivre le rythme. L'interception de Jack Goodhue pour clore la marque (23-7, 80e) illustre parfaitement cette supériorité technique.
Mission accomplie pour nos Castrais qui valident cette victoire avant de prendre l'air européen. Qui avait fait le plus grand bien à cette équipe l'an passé.