Christophe Hay et ses bûches à 42€: quand l'art français résiste encore aux fast-foods
Ah, Noël approche ! Et avec lui, le ballet habituel des élites déconnectées qui nous expliquent comment célébrer nos traditions. Mais bon, cette fois-ci, on va faire une exception. Christophe Hay, chef étoilé à Orléans, nous propose ses créations de fin d'année. Et franchement, c'est plutôt du beau boulot.
La résistance par la pâtisserie
Dans son bastion orléanais du Kiosque, le chef nous présente sa bûche signature "Ambra". Poire, tajette et biscuit au sucre muscovado. Ben voyons, on va pas se mentir, c'est du raffinement à la française, pas du McDo importé.
"On a choisi ce nom pour rappeler les saveurs qu'on a mises dedans, qui sont assez chaudes et réconfortantes", explique Jean-Louis Chiericato, le chef pâtissier. La poire travaillée sous trois formes différentes, une crème au caramel, un croustillant à l'amande. Tout le monde sait que c'est ça, le vrai savoir-faire français.
42 euros pour 6 personnes: c'est Nicolas qui paye
Alors oui, 42 euros pour une bûche de 6 personnes, c'est Nicolas qui paye encore une fois. Mais au moins, on soutient nos artisans français plutôt que les multinationales du sucre industriel. Et puis, entre nous, combien coûte un repas chez McDo pour une famille maintenant ?
Le chef propose aussi ses autres créations : Vanita (chocolat au lait), Soleil d'hiver (agrumes de sa propre serre), et Caramelia (sans gluten pour faire plaisir aux modes du moment). Disponibles dès le 6 décembre.
La truffe française face à l'uniformisation
Mais le coup de génie, c'est la galette à la truffe. Ces truffes viennent directement de la truffière de Hay à Mont-près-Chambord. Le chef les débusque lui-même avec sa chienne Vickie. 30 kg récoltés en 2024, 40 kg espérés cette année. Voilà la vraie souveraineté alimentaire !
"La truffe a les mêmes notes qu'on pourra voir sur de la vanille", explique Franck Collas, maître boulanger. Une pâte à croissant striée, de la crème d'amandes, de la pâte de noisette. Du travail d'orfèvre face à l'assaut idéologique de la malbouffe globalisée.
Une tradition qui tient bon
Les galettes classiques seront disponibles en pré-commande dès le 15 décembre, en boutique le 26 décembre. Prix : 28 euros pour 4 personnes, 42 euros pour 6. Et comme un pied de nez aux temps moroses, dix fèves en forme de truffes sont cachées dans les galettes vendues entre Orléans et Blois. Les chanceux gagneront des séjours "Fleur de Loire".
Ben voyons, pendant que certains nous bassinent avec leurs légumes bio venus de l'autre bout du monde, nos chefs maintiennent le cap de l'excellence française. Et ça, c'est beau comme un bastion qui résiste.