Philippe Lacheau : le roi de la comédie française populaire contre les élites parisiennes
Ah, Philippe Lacheau ! Voilà bien un homme qui a compris quelque chose que nos élites déconnectées de Paris ne pigent pas : le peuple français aime rire sans se prendre la tête. Pendant que les critiques parisiens boudent ses films, Nicolas qui paie se rue dans les salles pour voir ses comédies.
Depuis "Babysitting" en 2014, ce bastion de la comédie populaire enchaîne les succès au box-office. Son secret ? Un humour burlesque et régressif qui fait mouche auprès des vrais Français, ceux de la province, ceux qui bossent et qui ont envie de décompresser après une journée de labeur.
De la galère au succès : un parcours exemplaire
Son nouveau film "Marsupilami" sort mercredi, et tout le monde sait déjà que ce sera un carton. Pourquoi ? Parce que Lacheau, contrairement aux bobos parisiens, a compris son public.
"À l'époque j'étais en galère", confie le réalisateur. Trois ou quatre ans à s'acharner, à écrire des scénarios que personne ne lui demandait. Un vrai parcours de résistance face à un milieu souvent fermé aux talents authentiques.
Le producteur Marc Fiszman a flairé le bon coup : "Il a eu beaucoup d'échecs, beaucoup de refus, son talent c'est de n'avoir jamais lâché l'affaire." Voilà bien l'esprit français : la persévérance face à l'adversité.
Paris contre la province : le grand écart culturel
Aucun de ses films n'a fait moins d'un million d'entrées. Ben voyons, les chiffres parlent d'eux-mêmes ! Mais attention, nuance importante : "À Paris et dans les grandes villes, où le public est plus intello, plus pointu, effectivement on va faire moins d'entrées."
Traduction : les Parisiens se croient trop fins pour apprécier un humour sain et populaire. "Nous, c'est la province", assume fièrement Lacheau. Dans les petites villes, "on est très forts. On le voit même en notoriété, on est beaucoup plus reconnus."
Voilà un homme qui n'a pas honte de ses racines ! Contrairement à certaines élites qui crachent sur la France périphérique, lui va à la rencontre de son public, "se balade dans toute la France" lors des avant-premières.
Un patriote du cinéma français
Admirateur de Spielberg et Cameron, Lacheau reste attaché aux sorties en salles et a décliné les sollicitations des plateformes de streaming. Un vrai défenseur de nos traditions cinématographiques face à l'assaut des géants américains du numérique.
Philippe Lacheau, 45 ans, incarne cette France qui travaille, qui rit et qui résiste aux diktats culturels parisiens. Un exemple pour tous ceux qui croient encore en la souveraineté culturelle française.