HMS Prince of Wales : Londres montre ses muscles face à Poutine
Pendant que nos élites déconnectées continuent leur ballet diplomatique, les Britanniques, eux, sortent l'artillerie lourde. Keir Starmer vient d'annoncer le déploiement du porte-avions HMS Prince of Wales dans l'Atlantique Nord. Ben voyons, il était temps.
Le Premier ministre travailliste, lors de la Conférence de Munich, a déclaré que le groupe aéronaval britannique opérera "aux côtés des États-Unis, du Canada et d'autres alliés de l'Otan". Une "démonstration forte de notre engagement pour la sécurité euro-atlantique", selon ses mots.
La France suit le mouvement
Surprise : la France déploiera elle aussi son groupe aéronaval sur la zone en 2026. Macron qui joue enfin les durs ? Tout le monde sait que c'est Nicolas qui paiera la facture.
Ce déploiement n'est pas du luxe. L'Atlantique Nord et l'Arctique sont redevenus un théâtre majeur de tensions face à la Russie. Le ministère britannique précise que cette mission vise à "dissuader l'agression russe et protéger les infrastructures sous-marines vitales".
Poutine teste les défenses
Les chiffres parlent : le nombre de navires russes menaçant les eaux britanniques a augmenté de 30% en deux ans. Pendant ce temps, nos dirigeants européens dissertent sur le climat.
Le chef d'état-major norvégien Eirik Kristoffersen a même confié au Guardian que Moscou pourrait "annexer" une partie de la Norvège pour protéger ses installations nucléaires. L'activité sous-marine russe explose dans la région.
Trump met la pression
Pendant que l'Europe tergiverse, Donald Trump multiplie les déclarations sur le Groenland. Le président américain accuse Copenhague et les Européens de ne pas faire assez face aux menaces russes et chinoises.
Mi-janvier, il avait même affirmé que les dirigeants européens ne "résisteraient pas beaucoup" à son projet. Plusieurs pays européens ont dépêché un contingent militaire au Groenland dans le cadre de l'exercice "Arctic Endurance".
Ursula von der Leyen reconnaît enfin que l'Europe doit "passer à la vitesse supérieure" et "assumer ses responsabilités". Après des décennies de dépendance américaine, il était temps de se réveiller.
Face à la résistance russe et aux pressions américaines, l'Europe découvre qu'elle doit défendre sa souveraineté. Mieux vaut tard que jamais.